Egypte: enquête sur un vol de matériaux radioactifs

Par La rédaction

LE CAIRE (AFP) - (AFP)

Une enquête a été ouverte en Egypte sur la disparition d'un coffre contenant des matériaux radioactifs qui aurait été volé sur le site où le pays projette de construire sa première centrale nucléaire, a rapporté vendredi la presse gouvernementale.

Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "les éléments manquants sont des sources radioactives de faible puissance".

"Ces sources n'ont pas été volées dans une centrale en fonctionnement mais dans un laboratoire sur le site de construction d'une centrale qui n'est pas encore opérationnelle", a précisé l'agence de l'ONU jeudi.

L'institution basée à Vienne a indiqué être "en contact avec les autorités égyptiennes" à ce le sujet.

Le journal gouvernemental Al-Ahram a fait état jeudi du vol d'un coffre contenant des matériaux radioactifs, perpétré à al-Dabaa, sur le littoral méditerranéen, où l'Egypte projette de construire la première centrale nucléaire de son histoire.Selon le journal, un autre coffre a été forcé, et une partie de ce qu'il contenait également volé.

Des affrontements ont opposé la semaine passée les services de sécurité à des habitants de la zone, qui reprochent au gouvernement de leur avoir confisqué des terres afin de construire la centrale, selon des informations de presse, et il y a eu des dégâts sur le site situé au nord du Caire.

Les enquêteurs qui ont inspecté les lieux jeudi n'ont, selon le journal gouvernemental Al-Akhbar, trouvé "aucune preuve de vol de matériau radioactif" ni aucun signe de fuite de radioactivité.

Mais Al-Ahram a au contraire indiqué vendredi que l'équipe d'experts "n'a pas trouvé le coffre manquant.Mais elle a trouvé deux sources de radioactivité dans un autre coffre qui avait été forcé", rapporte le journal tout en affirmant que cette radioactivité n'était pas nocive.

En mai, l'agence officielle Mena avait fait savoir que l'Egypte s'apprêtait à lancer un appel d'offre pour la construction d'une centrale nucléaire à al-Dabaa, un projet retardé par les violences qui ont secoué le pays.

Ce projet est destiné à répondre à des besoins énergétiques dictés par une forte croissance économique et démographique du pays le plus peuplé du monde arabe, avec 82 millions d'habitants.