Egypte: La jeunesse au c�?ur de « l�??action salafiste »

Par La rédaction

Les révolutions arabes ont vu la montée de l'intégrisme musulman dans tous les pays concernés et l'Egypte n'échappe pas à la règle. C'est ainsi que le parti ultraconservateur Al-Nour attire de plus en plus de jeunes. Les Salafistes sont des musulmans qui exigent une application stricte de la loi islamique (Charia). En Egypte, le parti salafiste qui monte s'appelle Al-Nour. Ce parti a été fondé quatre mois après la révolution par la plus importante organisation salafiste égyptienne nommée la dawa salafiya d'Alexandrie. Al-Nour est aujourd'hui la deuxième force politique du nouveau parlement (près de 25%), juste derrière les Frères musulmans. Si cette percée n'étonne pas beaucoup d'observateurs de la vie politique égyptienne, en revanche la percée du parti auprès des jeunes en inquiète certains. En effet, Al-Nour n'a pas attiré uniquement les « gens pauvres », les fanatisés ou les simples adhérents à ce « courant dur » de l'islam, mais aussi une bonne partie de la jeunesse. Il y a comme une génération montante de salafistes high-tech habillés à l'occidentale. On y retrouve désormais des ingénieurs, hommes d'affaires, médecins, et professeurs. Tous ces nouveaux militants seraient au nombre de 100 000 d'après le parti. Ils contribuent ainsi à donner une « image jeune » à cette formation politique. Les jeunes femmes ne sont pas en reste et Al-Nour affirme près de 50% de femmes. L'image des Salafistes est très bonne auprès des populations qui confondent très souvent les Frères musulmans et les Salafistes. Parmi les qualités attribuées aux nouveaux jeunes militants il y a la politesse, la propreté, les qualifications, le dévouement, la bonté, la sensibilité et l'humilité. Si le parti attire de plus en plus de jeunes (et de jeunes femmes notamment), il n'en est pas moins vrai que le concept de modernité n'y est pas encore présent. Par exemple, les jeunes qui sont naturellement plus « modernes » peinent à se faire entendre (même de façon très minimale). Les cheikhs fondateurs de la dowa d'Alexandrie ont vu d'un très mauvais �?il la décision de présenter une soixantaine de femmes aux Législatives. Ils ont ainsi obtenu qu'elles soient en fin de liste, pour avoir moins de chance de gagner. Et la méthode a été très efficace car aucune femme n'a été élue. La jeunesse chez les Salafistes c'est bien, les femmes attendez encore�?�Patricia NTSAME