eSwatini: les ministres interdits de voler en première

Par AFP

AFRICA RADIO

Le nouveau chef de gouvernement du petit royaume africain de l'eSwatini, qui abrite l'une des dernières monarchies absolues de la planète, a interdit vendredi aux ministres de voyager en première classe aérienne, dans le cadre d'une série de mesures d'économie.

Mandvulo Ambrose Dlamini, un chef d'entreprise novice en politique nommé Premier ministre le 27 octobre, a également annoncé qu'il n'allait pas acheter une nouvelle voiture de fonction mais utiliser celle de son prédécesseur."Compte-tenu des défis économiques auxquels le royaume est confronté, le gouvernement a décidé de mettre en oeuvre d'importantes décisions afin dépenser le moins d'argent possible ", a-t-il déclaré dans un communiqué.Les ministres et le chef de gouvernement lui-même, "ne voleront plus en première classe, mais en business quand ils voyageront en mission officielle", a-t-il précisé. "Tous les autres fonctionnaires voleront en classe économique".Les voyages officiels à l'étranger devront être préalablement approuvés pour s'assurer de leur pertinence sur le plan national.Ex-PDG de la branche swazie du géant de la téléphonie mobile MTN et ancien directeur général de la banque Nedbank, Mandvulo Ambrose Dlamimi n'avait aucune expérience en politique avant d'être désigné le mois dernier pour remplacer Sibusiso Barnabas Dlamini, décédé fin septembre.Le nouveau Premier ministre a expliqué préparer un plan de relance économique, dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique australe, qui compte 1,3 million d'habitants.Le rôle du chef de gouvernement est extrêmement limité dans l'eSwatini, où le roi Mswati III nomme les ministres et contrôle le parlement.Mswati III, qui règne depuis 1986, marié quinze fois et qui est régulièrement mis en cause pour son train de vie dispendieux, avait surpris son monde en avril en profitant du cinquantième anniversaire de l'indépendance de son pays, le Swaziland, pour annoncer qu'il l'avait rebaptisé en eSwatini.Le "pays des Swazis" dans la langue des colons britanniques est resté le "pays des Swazis" mais cette fois dans l'idiome local.