Film Anti-Islam : A la recherche de Sam Basile ?

Par La rédaction

Fausse identité, jeu de "cache-cache", qui est derrière le pseudonyme de Sam Bacile, le réalisateur de « L'innocence de l'Islam », le film amateur anti-Islam qui met le monde musulman à feu et à sang ? Depuis deux jours toute la presse américaine est à sa recherche. D'après les dernières sources, il ne serait pas israélo-américain comme on a pu l'entendre au début mais vraisemblablement un copte égyptien, condamné en 2010 pour fraude bancaire. Son nom ? Nakoula Basseley Nakoula. Un homme de 55 ans vivant à Cerritos, une banlieue de Los Angeles.Manifestation dans le monde arabe et en occidentLe film « innocence de l'Islam » a provoqué de nombreuses violences dans plusieurs pays arabes mais également occidentaux. L'ambassadeur américain en Libye a été tué à la suite d'une attaque contre le consulat de Benghazi. D'autres ambassades américaines ont été attaquées par la suite, ainsi que des restaurants américains. Un peu partout des drapeaux américains ont également été brulés. Pour les manifestants, le film est blasphématoire à l'encontre du prophète Mohamed. Les manifestations continuent toujours dans ces pays.Par quel moyen le film a-t-il été produit ?Le film aurait été réalisé par Alan Roberts, connu pour avoir réalisé des films à petits budgets comme Karate Cop (1991). Il est aussi producteur de films érotiques dont une adaptation de « L'amant de Lady Chatterley ». Mais Alan Roberts n'aurait réalisé qu'une première version du film, celle-ci n'étant pas islamophobe.Alan Roberts a affirmé avoir bénéficié du soutien financier d'une centaine de juifs américains pour réunir les 5 millions de dollars qu'aurait coûté son film. Mais le site spécialisé Hollywood TheWrap.com n'en a pas trouvé un seul.Ce film aurait bénéficié en outre de l'aide de Steve Klein, un membre de « l'�?glise de Kaweah ». Celui-ci a déclaré que Sam Bacile et les autres bailleurs de fonds du film étaient des « réfugiés du Moyen-Orient ». Il a ajouté que « Sam Bacile n'était ni Israélien ni Juif » et laissé entendre qu'il serait « un Arabe chrétien citoyen américain ».Il a par ailleurs déclaré que le nom « Sam Bacile » était, en fait, un pseudonyme pour une quinzaine de chrétiens coptes et évangéliques, de Syrie, de Turquie, du Pakistan et d'�?gypte.Trois organisations chrétiennes américaines, dont deux répertoriées comme « des groupes promouvant la haine » par le Southern Poverty Law Center et une autre militant pour les coptes égyptiens auraient « un lien avec la production ou la distribution finale du film ». Le film n'a été projeté qu'une seule fois en salle avec moins de 10 spectateurs. L'autorisation de production du film a été délivrée au nom de Media for Christ (Médias pour le Christ), a indiqué à l'AFP un responsable de LA Films, le bureau qui fournit ces autorisations.Le président de cette association, dédiée à "faire briller la lumière de Jésus" sur le monde, est l'Egyptien de religion copte Joseph Nassralla Abdelmasih.Des acteurs manipulésLes acteurs ont confirmé leur participation au tournage, mais ont ajouté qu'ils ignoraient totalement que le film mettait en scène le prophète Mohamed, de plus leurs voix ont été doublées.Cindy Lee Garcia, qui joue le rôle d'une femme dont la fille est proposée en mariage à Mohamed a affirmé que le réalisateur s'était présenté comme « égyptien ». Kadiatou-cherif Diawara