Foot: le Marocain de Montpellier Belhanda très attendu face au PSG

Par La rédaction

MONTPELLIER (AFP) - (AFP)

Le meneur de jeu marocain de Montpellier (Ligue 1) Younès Belhanda jaugera sa maturité au prisme du sommet de la L1, dimanche face au Paris SG, à la tête d'une équipe dont il est l'un des leaders et symboles, au parc des Princes lors de la 24e journée.

Lancé en L1 par René Girard en juillet 2009, quelques mois après le triomphe en coupe Gambardella, le jeune milieu de terrain, âgé de 21 ans, avait répondu à l'attente face au PSG et Makélélé pour ses débuts en L1.Deux ans et demi plus tard, il devra assumer ses responsabilités pour aspirer dans son sillage Montpellier, positionné à la deuxième place et dans la course au titre.

Depuis le début de saison, Belhanda, milieu polyvalent ballotté d'un côté à l'autre lors de ses premières saisons en L1, s'est émancipé en se fixant au poste de meneur de jeu, en soutien de l'avant-centre Olivier Giroud.

Son rayonnement a contraint René Girard à moduler l'organisation de jeu et à métamorphoser l'attaque de Montpellier."Par sa présence, il tire l'équipe vers l'avant", souligne Michel Mézy, conseiller du président.

Depuis son retour de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), l'international marocain a repris les clés du jeu à l'intérimaire et international Espoir Rémy Cabella pour réaffirmer son autorité et son influence.

En son absence, Montpellier a empilé les victoires étriquées (1-0).Avec lui, la meilleure attaque de L1 a retrouvé sa pleine mesure et son efficacité, s'imposant à Châteauroux en Coupe de France (0-2) et devant Ajaccio (3-0) en championnat.

Signe de son caractère affirmé, Belhanda s'est payé le luxe de dérober le ballon au buteur Olivier Giroud pour tirer le penalty face à Ajaccio, et marquer son 6e but de la saison d'une "panenka"."Younès possède une force mentale étonnante.Depuis ses débuts au centre de formation, il sait où il va", relève Fabien Lefèvre, l'un de ses formateurs.

Ainsi, Belhanda a parfaitement évacué "sa déception pour le groupe et peuple marocain à la CAN", pour se replonger dans la folle saison de Montpellier, et le match au sommet face au PSG."Je ne peux pas dire que c'est un tournant, mais c'est le premier face au second", disait-il il y a dix jours de son coutumier sourire.

"Si le PSG commet un faux pas, peut-être que l'on jouera le titre.On ne dit pas que ce n'est pas notre objectif même si on essaie d'avancer le plus vite possible et d'enchaîner les succès", estime-t-il.

Joueur impétueux et sanguin, Younès Belhanda, expulsé à Lyon et sanctionné de trois matches de suspension pour un coup de coude au Valenciennois Saez, s'est réfugié dans un silence radio, suivant l'avis de son mentor René Girard.

Le jeune milieu, "qui apprécie ses ambiances électriques à l'exemple du match Algérie-Maroc (match qualificatif à la CAN)", devra canaliser sa fougue devant les expérimentés Thiago Motta ou Sissoko.

Ce choc au sommet peut le projeter dans une autre dimension et lui ouvrir une fenêtre sur un avenir encore incertain.Attiré par l'Angleterre et l'Allemagne, suivi de près par le PSG, Belhanda, lié jusqu'en juin 2014, voudra-t-il prolonger sa carrière dans un club formateur en cas de qualification en Ligue des champions ?

"Il n'est pas question qu'il parte", prévient le président Louis Nicollin.