France et Angola signent une série de contrats pour diversifier la relation économique

Par La rédaction

Luanda (AFP)

La France et l'Angola ont signé vendredi à Luanda une série de contrats et de lettres d'engagement, qui selon Paris atteignent plusieurs centaines de millions d'euros.

Le président français François Hollande, accompagné d'une cinquantaine de chefs d'entreprises de son pays, a salué "un mouvement d'amplification et de diversification" des échanges bilatéraux, au-delà du secteur pétrolier néamoins toujours prédominant.

Parmi les secteurs dans lesquels la France veut avancer ses pions, M. Hollande a cité les transports, le tourisme, l'agroalimentaire, l'eau, les énergies renouvelables et l'aménagement urbain.

Le groupe français hôtelier Accor a signé un contrat pour la gestion de 50 hôtels d'ici à 2017 avec la société angolaise AAA propriétaire de ces établissements, qui a connu des difficultés financières en 2013.

Total, premier opérateur pétrolier du pays, a signé deux contrats avec l'entreprise pétrolière publique Sonangol, l'un pour accroître la coopération dans le secteur pétrolier, l'autre pour la distribution de lampes solaires.

Aucune des deux sociétés n'a communiqué le montant des contrats. 

La compagnie aérienne Air France a annoncé pour sa part l'ouverture d'une troisième liaison hebdomadaire Paris-Luanda.

Le groupe de BTP Eiffage s'est engagé sur la construction de 104 passerelles pour piétons, un contrat de près de 200 millions de dollars (180 millions d'euros).

Météo France a de son côté signé avec son homologue angolaise un accord de modernisation sur sept ans, dont la première phase représente 60 millions de dollars (54 millions d'euros).

Ces contrats et lettres d'intention représentent au total quelques centaines de millions de dollars, selon la présidence française, mais n'atteignent pas le milliard annoncé par l'Elysée avant le voyage.

M. Hollande a également annoncé l'ouverture d'un bureau de l'Agence française de développement (AFD) et une simplication des procédures pour l'obtention des visas.

"Je ferai aussi en sorte que les banques françaises puissent être présentes en Angola pour faciliter les financements", a-t-il ajouté.

Il a salué "le renouveau de ce partenariat franco-angolais", la France étant le sixième étranger en Angola et le deuxième européen, derrière le Portugal, ex-puissance coloniale.

"Je sais ce que l'économie angolaise subit depuis plusieurs mois avec la baisse du prix du pétrole mais nous sommes sûrs que l'Angola sera prête à relever ce défi", a-t-il assuré.

"Nous voulons être là justement dans cette période, au moment où c'est difficile, car la France a confiance dans l'avenir économique de l'Angola", a poursuivi le dirigeant français.