France: jusqu'à six ans de prison pour des cambriolages de célébrités

1er juillet 2021 à 7h56 par AFP

AFRICA RADIO

Huit personnes ont été condamnées à Paris à des peines allant du sursis à six ans d'emprisonnement pour avoir participé aux cambriolages de deux footballeurs, d'un animateur télé et d'un rappeur notamment, ou au recel des objets dérobés.


Sept hommes et une femme, âgés de 27 à 31 ans, comparaissaient depuis le 23 juin pour avoir participé, par équipe de deux, trois ou quatre selon les cas, à une série de sept cambriolages en 2018 et 2019. En l'absence des résidents, ils entraient par des fenêtres ou des baies vitrées, s'aidant des gouttières et des corniches, avant de repartir avec des bijoux, des montres et de la maroquinerie de luxe.Les logements des joueurs du PSG Thiago Silva et Eric Maxim Choupo-Moting ont été cambriolés, mais aussi l'animateur de télévision Patrick Sébastien, le rappeur Booba, le chef-cuisinier Jean-Pierre Vigato, un homme d'affaires saoudien et un cabinet d'avocats.Le préjudice total a été évalué à quelque 4,2 millions d'euros.Tout en reconnaissant leurs "histoires" de vie "compliquées", le tribunal a prononcé les peines les plus lourdes à l'encontre de deux hommes, Mohamed S. - parfois surnommé "Le Chat" pour son agilité, un pseudonyme qu'il conteste - et Abdelazim G.: six ans ferme et 20.000 euros d'amende.Le premier avait admis deux vols et a été condamné pour cinq, le second, qui en avait reconnu cinq, pour sept. Ils ont été reconnus coupables de "vols en réunion" et "association de malfaiteurs", le premier aussi de "détention d'arme", un pistolet ayant été retrouvé dans sa voiture.Cinq autres hommes se sont vu infliger des peines allant de 1 à 4 ans ferme et de 5.000 à 15.000 euros d'amende, pour avoir pris part à certains faits.Une jeune femme a enfin été condamnée à 18 mois avec sursis et 1.000 euros d'amende pour "recel" et "détention d'arme". De nombreux objets ont été retrouvés chez elle, mais aussi une arme de poing et des feuillets manuscrits comportant des adresses et noms d'autres célébrités.Les sept hommes avaient un casier judiciaire lesté de 9 à 30 condamnations. Ces amis, originaires du XVIIIe arrondissement de Paris, avaient d'abord nié avant de reconnaître une partie des faits. Au procès, ils ont affirmé n'avoir tiré de la revente que quelques dizaines de milliers d'euros, dépensés en voiture, voyages, boîte de nuit...Le tribunal est resté globalement en-deçà des réquisitions, qui allaient de 18 mois avec sursis à six ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende, dans sa décision rendue mercredi soir.Aucune victime n'était présente au procès, seul l'homme d'affaires saoudien s'étant porté partie civile. Les prévenus devront lui verser 4.000 euros en préjudice moral et frais de justice.