France: procès en appel de l'agression mortelle du fils du président tchadien

7 janvier 2013 à 11h48 par La rédaction

VERSAILLES (AFP) - (AFP)

Les cinq hommes accusés d'avoir pris part en juillet 2007 à l'agression mortelle du fils du président tchadien Idriss Deby, doivent être jugés en appel à Versailles à partir de lundi.

Quatre avaient été condamnés en juillet 2011 par la cour d'assises des Hauts-de-Seine à des peines allant de 5 à 13 ans de réclusion, trois pour "vol avec violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et le quatrième pour "complicité".Le cinquième accusé avait été acquitté.

Le parquet général avait fait appel.

Le train de vie somptuaire de Brahim Deby, 27 ans, avait été longuement examiné en première instance par la cour qui y avait vu une possible explication "d'une partie des faits".La veille de sa mort, Brahim Deby avait dépensé 20.000 euros dans des boîtes de nuit et des restaurants parisiens.

Le 2 juillet 2007, Brahim Deby était découvert agonisant dans le parking de son immeuble de Courbevoie (Hauts-de-Seine), après avoir été attaqué au pistolet à impulsions électriques Taser par quatre faux policiers, son corps couvert de poudre d'extincteur.

Ivre et drogué après une soirée en boîte de nuit, le fils du président tchadien Idriss Deby Itno avait succombé à une détresse respiratoire.Son appartement avait été soigneusement fouillé par ses assaillants et ses poches vidées des 50.000 euros qu'elles contenaient.

Un loueur de véhicules de luxe de 32 ans est soupçonné d'être l'organisateur de l'agression.Durant le premier procès, il avait reconnu les faits, expliquant avoir voulu "simplement récupérer des clés d'appartement".

Un mécanicien de 30 ans, employé du loueur de voitures, avait également reconnu avoir participé à l'attaque.

Un homme de 45 ans, dont l'ADN avait été retrouvé sur les lieux du crime et qui avait nié les faits tout au long du procès, avait écopé de la plus lourde peine avec 13 ans d'emprisonnement.

Un proche du fils du président tchadien, âgé de 29 ans, est quant à lui accusé d'avoir joué le rôle d'informateur.

Le fils du président tchadien était également connu de la justice française pour avoir été condamné en juin 2006 à Paris à six mois de prison avec sursis pour port d'arme et détention de stupéfiants.

Le procès en appel est prévu jusqu'au 18 janvier.