Gabon: Ali Bongo a "d'excellents rapports" avec Nicolas Sarkozy

Par La rédaction

LIBREVILLE (AFP)

Le président gabonais Ali Bongo confie dans l'hebdomadaire Jeune Afrique à paraître dimanche qu'il entretient "d'excellents rapports" avec le président français Nicolas Sarkozy et il justifie l'achat controversé par le Gabon d'un immeuble à Paris.

"Nous avons d'excellents rapports.Nicolas Sarkozy est de ma génération, nous avons une autre manière de discuter, d'échanger.Je l'écoute, lui comme d'autres, je sollicite son avis.Mais quand il faut prendre une décision, on est toujours seul", a affirmé Ali Bongo Ondimba, dont le pays fête le cinquantenaire de son indépendance le 17 août.

Le président gabonais prend en revanche une certaine distance avec l'avocat français Robert Bourgi, symbole de la +France-Afrique+ que l'on disait très proche d'Omar Bongo, le père d'Ali: "Chacun son style.Le président (Omar) Bongo avait le sien, j'en ai un autre.C'est une question de tempérament".

"Mais, sur le fond, je n'ai aucun problème avec Robert Bourgi.J'ai de bonnes relations avec lui, il le sait bien".

Ali Bongo revient également sur l'achat controversé en mai par le Gabon d'un immeuble dans le 7e arrondissement de Paris.La presse française --Le Canard Enchainé et le Parisien-- faisait état d'un prix de vente de 100 millions d'euros.

"L'acquisition de l'hôtel particulier à Paris, dont le prix est assez éloigné de celui que vous évoquez (100 millions d'euros), répond à un double besoin: procéder à un investissement pérenne, la pierre, me semble-t-il, en est un, et rationaliser nos dépenses à long terme", déclare M. Bongo Ondimba qui assure que l'immeuble permettra d'économiser sur les séjours de responsables gabonais en France.

Le président gabonais soutient que le Gabon n'a pas acheté l'immeuble au-dessus du prix du marché: "C'est faux, et j'attends qu'on me démontre le contraire.Compte tenu de la superficie et de l'emplacement de cet hôtel, laissez-moi vous dire que nous avons réalisé une très bonne affaire.Beaucoup ont spéculé sur un prix - ces fameux 100 millions d'euros - qui n'est pas celui que nous avons payé".

Le montant de l'achat "ne regarde que l'�?tat gabonais", a-t-il conclu.