Guinée-Bissau: le Portugal appelle à la "fin des violences"

Par La rédaction

LISBONNE (AFP) - (AFP)

Le gouvernement portugais a appelé "au calme" et "à la fin des violences" en Guinée-Bissau, après l'attaque dimanche d'une caserne par un commando militaire qui a fait sept morts mais n'a pas commenté les accusations selon lesquelles le Portugal serait l'instigateur d'une tentative de contre coup d'Etat.

"Le Portugal appelle au calme et à la fin des violences", a affirmé le ministère portugais des Affaires étrangères portugais dans un communiqué, qui "réitère ses appels à la résolution pacifique des problèmes entre Guinéens".

Au moins sept personnes ont été tuées dimanche en Guinée-Bissau, pays à l'instabilité chronique miné par le trafic de drogue, dans l'attaque ratée d'une caserne d'une unité d'élite de l'armée, les "bérets rouges", menée par un commando qui ensuite a pris la fuite.

Six mois après un coup d'Etat ayant renversé en Guinée-Bissau le gouvernement de Carlos Gomes Junior, le nouveau régime de cette ancienne colonie portugaise a accusé le Portugal d'être derrière une tentative de contre coup d'Etat.

 Sollicités par l'AFP, le gouvernement portugais s'est refusé dans l'immédiat à tout commentaire de même que la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), également mise en cause.

L objectif de l'attaque, selon un communiqué du ministre bissau-guinéen de la Communication, Fernando Vaz, était de "faire revenir Carlos Gomes Junior au pouvoir, et également de justifier la présence d'une force internationale" de stabilisation.

Les assaillants étaient dirigés par le capitaine Pansau N'Tchama, considéré comme proche de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, renversé le 12 avril.Le capitaine N'Tchama est récemment rentré du Portugal où il était en formation militaire depuis juillet 2009,
selon des sources sécuritaires de Guinée-Bissau.

 L'histoire de ce petit Etat ouest-africain est jalonnée par la violence politico-militaire et les coups d'Etat depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération.

"Il est urgent d'entamer une nouvelle phase dans l'histoire de la Guinée-Bissau, qui soit marquée par la paix, la consolidation des institutions démocratiques, par la soumission des militaires au pouvoir civil et par un combat efficace contre le trafic de drogue", a estimé en outre dans son communiqué le ministère des Affaires étrangères, qui a appelé au retour de "la légalité".