Guinée-Bissau: Nigeria, Burkina Faso et Sénégal composent la force militaire

18 mai 2012 à 17h22 par La rédaction


BISSAU (AFP) - (AFP)

Des soldats du Nigeria, du Burkina Faso et du Sénégal vont composer la force militaire qui a commencé à se déployer en Guinée-Bissau pour sécuriser les organes de transition après le coup d'Etat du 12 avril, a annoncé vendredi à l'AFP un responsable ouest-africain à Bissau.

"La force d'attente de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) sera composé de 629 hommes et femmes.C'est le Nigeria qui enverra le plus gros contingent avec 300 hommes", 140 policiers et 160 soldats, a déclaré à l'AFP Ansumana Cissé, représentant de la Cédéao à Bissau.

"Ensuite, le Burkina Faso va fournir 140 gendarmes.73 éléments sont déjà arrivés jeudi et sont installés à Cuméré", près de Bissau, a-t-il ajouté, en précisant que le reste des soldats burkinabè "arrive samedi dans la soirée".

"Le Sénégal ne nous a pas encore donné de chiffre exact, mais selon les prévisions, il enverra dans les prochains jours une compagnie du Génie militaire qui va se charger de la réfection de certaines casernes ainsi qu'une équipe de médecins", a affirmé M. Cissé.

Selon lui, "huit éléments précurseurs" du Nigeria devaient arriver vendredi à Bissau "pour discuter des modalités pratiques du déploiement avant l'arrivée des troupes" nigérianes.

La force de la Cédéao doit remplacer la mission militaire angolaise (Missang) de 600 hommes présente depuis plus d'un an.

C'est la présence de la Missang qui a officiellement motivé le coup d'Etat des militaires, le 12 avril, ces derniers l'accusant depuis des mois de soutenir les autorités renversées et de poursuivre des ambitions "colonialistes".

"Les troupes angolaises commencent à se retirer le 29 mai.Nous sommes chargés de leur assurer la protection durant l'opération qui va durer trois à quatre jours", a indiqué le représentant de la Cédéao.

Une fois les Angolais partis, la force ouest-africaine va se charger de la protection et de la sécurité de toutes les personnalités politiques du pays.

"Plus personne ne craindra pour sa sécurité, elle sera normale pour tous, même pour ceux qui se cachent dans les ambassades ou autres endroits par crainte pour leur personne", a affirmé M. Cissé.

Le nouveau Premier ministre de transition, Rui Duarte Barros, a promis jeudi lors de son investiture qu'il "n'y aura pas de poursuites" judiciaires contre le président intérimaire renversé Raimundo Pereira et l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, tous deux en exil à l'étranger, ni contre leurs partisans.