Guinée: fin de campagne électorale animée avant les législatives

Par La rédaction

Conakry (AFP)

Des militants de différentes formations politiques ont afflué en masse jeudi dans les artères de Conakry au dernier jour de la campagne pour les élections législatives de samedi.

Plusieurs cortèges de militants du pouvoir comme de l'opposition ont afflué en différents endroits de Kaloum, quartier administratif et des affaires de la capitale, avant de s'ébranler vers la banlieue.

Des militants du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), parti présidentiel à la tête d'une coalition d'une quarantaine de formations, se sont livrés à une démonstration de force avec plusieurs véhicules sur lesquels étaient juchés essentiellement des jeunes, brandissant des affiches à l'effigie de leur chef, le président Alpha Condé, ou de leurs dirigeants locaux.

"Nous avons déjà gagné", a déclaré un jeune militant du RPG, sifflet en pendentif, avant d'esquisser des pas de danse.

Quelques mètres plus loin, des militants des deux principaux partis d'opposition, l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, et l'Union des forces républicaines (UFR) d'un autre ancien Premier ministre, Sidya Touré, manifestaient avec force klaxons et tam-tams.

"Nous voulons changer parce que depuis trois ans, Alpha Condé (élu en 2010) n'a rien fait", a indiqué une jeune militante de l'opposition.

Le cortège du parti au pouvoir s'est dirigé vers un stade de Conakry où était prévu un meeting alors que les militants de l'opposition prenaient la direction de la banlieue où un embouteillage monstre sur l'avenue Fidel Castro, une des principales artères de Conakry, empêchait de nombreux véhicules d'avancer.

Plusieurs éléments des forces de l'ordre étaient postés à différents endroits du centre-ville et de la banlieue pour prévenir des troubles, après des incidents qui ont fait les 22 et 23 septembre au moins un mort et plus de 70 blessés, selon un bilan officiel.

La campagne pour ces législatives s'achève jeudi à minuit.Entamée le 23 août, elle devait prendre fin le 22 septembre, mais avait été prolongée à la suite du report du scrutin législatif du 24 au 28 septembre.

La campagne s'était déroulée sans incidents majeurs jusqu'à des heurts le 17 septembre à Conakry entre militants du pouvoir et de l'opposition, qui ont été suivis des violences des 22 et 23 septembre.