Hillary Clinton à Abidjan, 1ère visite depuis la fin de la crise ivoirienne

Par La rédaction

ABIDJAN (AFP) - (AFP)

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est arrivée lundi à Abidjan, pour sa première visite depuis la fin de la crise politique meurtrière en Côte d'Ivoire, a constaté un journaliste de l'AFP.

Il s'agit de "la première visite d'un secrétaire d'Etat en Côte d'Ivoire depuis 1986", a indiqué à la presse un haut responsable américain sous couvert d'anonymat.

Venue du Liberia où elle a assisté dans la matinée à l'investiture de la présidente Ellen Johnson Sirleaf, Mme Clinton doit s'entretenir mardi matin avec le président ivoirien Alassane Ouattara, avant de conclure dans l'après-midi sa mini-tournée au Togo et au Cap-Vert.

Sa visite en Côte d'Ivoire "souligne notre engagement pour le renforcement des institutions démocratiques", a expliqué le haut responsable américain.

La diplomatie américaine entend aussi apporter son "soutien" à "la réconciliation nationale" moins d'un an après la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

La Côte d'Ivoire a consolidé sa normalisation en décembre 2011 avec des élections législatives, remportées à la majorité absolue par le camp Ouattara après le boycott des partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, détenu à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye et poursuivi pour crimes contre l'humanité.

La situation reste cependant fragile, notamment sur le plan de la sécurité, avec de fréquentes exactions commises par des anciens rebelles pro-Ouattara intégrés dans l'armée.

Le nouveau régime attend de la visite de Hillary Clinton un renforcement de l'appui américain en matière sécuritaire mais aussi économique.Cette ex-colonie française reste la première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone.

Les Etats-Unis ont été, avec la France et l'ONU, les principaux alliés d'Alassane Ouattara durant son bras-de-fer avec Laurent Gbagbo, qui refusait de se retirer après sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

La venue de Mme Clinton "consacre, une fois de plus, le retour de la Côte d'Ivoire sur la scène internationale", écrivait lundi le quotidien d'Etat ivoirien Fraternité-Matin.