INPES : La Contraception

Par La rédaction

Avec L'INPES :www.inpes.sante.frInstitut national de prévention et d'éducation pour la santé 42, boulevard de la Libération 93203 Saint-Denis CedexTéléphone : 01 49 33 22 22 Télécopie : 01 49 33 33 90LA CONTRACEPTIONDr Carine DAVITIAN, gynécologue, praticien hospitalier à la maternité de l'Hôpital Beaujon à ClichyAujourd'hui, de nombreux moyens de contraception sont disponibles pour répondre au mieux aux attentes des femmes. Ainsi la France est l'un des pays au monde possédant un des taux les plus élevés d'utilisation de la contraception médicalisée, la plus efficace. Paradoxalement, le recours à l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en France est resté stable depuis 1975, soit environ 200 000 IVG chaque année. Le nombre de grossesses non désirées a diminué mais le taux de recours à l'IVG a augmenté, particulièrement parmi les jeunes femmes de 15 à 19 ans.Interruptions volontaires de grossesses en hausse et difficulté d'accès à la contraception pour les mineures : voilà ce qu'Israël Nisand et deux de ses cons�?urs pointent du doigt dans un rapport remis à Jeannette Bougrab. Préfacé par la secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, le compte-rendu est publié sous forme de livre. « Et si on parlait de sexe à nos ados ? » dresse un bilan de la contraception et de la sexualité de la jeunesse française.En 2010, 18 000 mineures sont tombées enceintes, 13 500 ont pratiqué l'IVG. Le rapport met en avant un paradoxe spécifique à la France. Alors que l'interruption volontaire de grossesse et la pilule du lendemain sont gratuites et anonymes, la contraception est payante et nécessite l'autorisation parentale pour les mineures. Face à cet échec majeur, le rapport souligne un paradoxe spécifique à la France : l'IVG est gratuite et anonyme, ainsi que la pilule du lendemain, alors que la contraception est payante et passe par l'autorisation parentale.Préconisant l'accès gratuit et anonyme, non seulement de la pilule, mais de tous les moyens de contraception, les auteurs du rapport invitent l'ensemble des adultes à accompagner les jeunes dans leurs interrogations autour de la sexualité.Faute de quoi le risque est grand que ces derniers aillent chercher les réponses à leurs questions en surfant sur des sites pornographiques._ �?�Peut-on prétendre éduquer en matière de sexualité ?_ �?�Qui doit faire cette éducation ?_ �?�Comment tenir un discours positif sur la contraception ? (solutions concrètes et approche préventive)._ �?�La plupart de nos auditeurs et auditrices viennent d'Afrique. Dans ces sociétés, la notion de pudeur a une valeur morale primordiale. On ne peut pas parler en public de ce qui touche à la sexualité, au corps, au sang, au sperme, même devant sa famille. Selon la croyance, la sexualité licite (virginité, fidélité) évite toute souillure et toute tentation.Contraception : que peut-on en dire ?_ �?�Débuter la contraception dès les 1ers rapports ; si la demande de contraception est rarement spontanée, la majorité des patientes l'acceptent lorsqu'elle est proposée._ �?�Certaines africaines craignent que la pilule les rende stériles, comme certaines européennes le pensent du stérilet._ �?�En raison de l'impact symbolique des moyens évoqués, en parler nécessité des précautions pour que le préservatif ou la pilule ne soient pas perçus comme une atteinte à la virilité, au plaisir, à la morale ou à la pureté._ �?�La présence d'une autre personne, surtout d'un homme, pendant la consultation sur la contraception, peut bloquer durablement une jeune fille. L'examen gynécologique, qui ne facilite pas l'entretien, n'est pas indispensable lors de la 1ère consultation._ �?�Il est particulièrement important de parler de contraception avec la femme qui vent d'accoucher, qui allaite, qui a un enfant en bas-âge, ou qui demande une IVG._ �?�Parler des IVG et de leurs conséquences sur la fertilité future, et parler du dépistage des MST dans les centres anonymes et gratuits (CDAG)Moyens de contraception :_ �?�Adapter la méthode au mode vie de chacun/e. Le préservatif masculin est la méthode de référence pour la prévention du VIH et des IST, mais la femme n'en a pas toujours la maîtrise et son efficacité contraceptive est plus faible que celle de la pilule._ �?�Le préservatif féminin peut être mis en place plusieurs heures avant le rapport sexuel. Il a l'avantage de donner à la femme la maîtrise de l'utilisation, mais son taux d'échec comme contraceptif est proche de 5 %._ �?�Parmi les autres méthodes (stérilet, spermicides, anneau vaginal, patch contraceptif�?�), l'implant progestatif peut être très utile pour les femmes en situation de précarité (posé pour 3 ans et retirable à tout moment)._ �?�La contraception d'urgence peut être utilisée dans les 72 heures suivant un rapport non protégé, un oubli de pilule, un accident de préservatif quelle que soit la date du cycle._ �?�Il existe deux types de pilules :_ -TETRAGYNON, un oestroprogestatif délivré sur prescription et_ -NORLEVO, un progestatif en vente libre en pharmacie où elle est également délivrée gratuitement aux mineures._ �?�Les 2 comprimés sont à prendre en une seule prise le plus tôt possible après le rapport sexuel à risque et impérativement avant 72 heures après le rapport._ �?�En cas de retard de règles malgré la prise de cette contraception d'urgence, faire le test de grossesse.NB : Demande d'Interruption volontaire de Grossesse (IVG) :_ �?�Délais légaux : 12 semaines de grossesse ou 14 semaines d'aménorrhée (retard de règles) �?? en cas de grossesse vue précocement (< 49 jours d'aménorrhée), méthode médicamenteuse possible ( le « RU »)_ �?�Si la grossesse est vue précocement : dosage plasmatique quantitatif des BHCG et groupe rhésus_ �?�Dans les autres cas : test urinaire de grossesse, groupe rhésus, échographie obstétricale_ �?�Parler de la place de l'enfant : important !Où aller encore plus loin ?_ �?�Vers un Centre du Mouvement français de planning familial (MFPF)_ �?�Consulter le site internet : www.choisirsacontraception.fr _ �?�Sida Info Services_ �?�Pour les jeunes : infirmerie du collège ou du lycée �?? parents �?? Internet (ne jamais se fier aux conversations entre copains)