INPES : VIH / Sida Les modes de Transmission

Par La rédaction

Avec L'INPES :[www.inpes.sante.fr->www.inpes.sante.fr]Institut national de prévention et d'éducation pour la santé_ 42, boulevard de la Libération_ 93203 Saint-Denis CedexTéléphone : 01 49 33 22 22_ Télécopie : 01 49 33 33 90SIDA �?? LES MODES DE TRANSMISSIONINTERVENANTSClaudette BODIN, AFRIQUE PARTENAIRES SERVICES/SIDA, membre fondateur, assistante socialeDr Marie NTEP, médecin, Hôpital central de Yaoundé, Hôpital de jourDenise CASSIN, Déléguée régionale à SIDA INFO SERVICESDr Aram MBODJE, responsable de l'écoute sur le plan national à SIDA INFO SERVICES Marie-Pierre ALLIE, présidente de Médecin Sans FrontièresQu'est-ce qu'un virus ?Particule microscopique infectieuse possédant un seul type d'acide nucléique (ADN ou ARN) qui ne peut se répliquer qu'en pénétrant dans une cellule et en utilisant sa machinerie cellulaire. Les virus sont en général des germes pathogènes.Vaste famille de microorganismes responsables d'infections ; une caractéristique des virus est qu'ils ne peuvent pas se multiplier à l'extérieur des cellules de l'organisme qu'ils ont infectées.Qu'est-ce le virus du SIDA ?Le VIH ou virus de l'immunodéficience humaine est l'agent responsable duSida.Caractéristiques du VIHLe VIH est un virus de la famille des Retroviridae et du genre Lentivirus. Il existe deux types de VIH : le VIH-1 et le VIH-2 qui n'ont que des homologiesde séquences partielles. Le VIH-2 est plus proche du SIV, le virus du Sida des singes que ne l'est le VIH-1. La majorité des personnes séropositives portent le type VIH-1.La particule virale de 150 nanomètres de diamètre contient deux copies de son génome à ARN, de 9.200 nucléotides de long, codant pour 19 protéines. La particule virale est elle-même entourée d'une membrane lipidique provenant de la cellule hôte. Des protéines virales sont insérées dans la membrane, à l'image de gp120 qui sert de protéine d'ancrage sur la cellule hôte.VIH et SidaLa transmission du virus du Sida se fait par contacts sexuels, transfusionsanguine, injections (seringues), dans le cas mère-enfant, à travers leplacenta et lors de l'allaitement. Les particules virales présentes dans ces fluides corporels reconnaissent des récepteurs spécifiques (les protéines CD4) et des corécepteurs en surface des cellules à infecter (deslymphocytes, des macrophages, des cellules dendritiques ou microgliales).Le virus du Sida, comme tous les rétrovirus, possède une capacité à rétrotranscrire l'intégralité de son génome ARN simple-brin en ADN double-brin qui peut alors s'intégrer au génome de la cellule hôte.L'infection par le VIH mène à une diminution du niveau de lymphocytes T4 par le biais de trois mécanismes. Le virus tue la cellule infectée, il augmente le taux d'apoptose cellulaire et les lymphocytes CD8 reconnaissent et tuent les cellules infectées.Le virus du SIDA ou VIH-SIDA est présent dans les liquides biologiques de l'organisme des personnes atteintes. Il peut se transmettre, à une femme, à un homme, ou même à un bébé, par le sang, le sperme ou le liquide séminal (qui s'écoule au début de l'érection) d'un homme infecté, et par les sécrétions vaginales ou le lait d'une femme infectée.Aucun risque de contamination à partir d'autres sécrétionsNi par la salive, ni par la sueur, ni par les larmes, ni par l'urine car le virus y est présent en quantité trop faible. Il n'y a donc aucun risque de transmission dans les activités de la vie quotidienne : embrasser, serrer la main, partager des objets (verres, vaisselle...) et dans les lieux publics (piscine, toilettes...).Contamination par voie sexuellePour contaminer, le virus entre par les muqueuses lors de rapports sexuels non protégés (les muqueuses sont les membranes qui tapissent les parois internes des cavités naturelles de l'organisme : bouche, vagin, rectum...). Le risque existe même s'il n'y a pas d'éjaculation si le partenaire se retire avant. Par exemple, le sexe d'un homme peut être en contact avec les sécrétions vaginales infectées par le virus.Les rapports sexuels avec pénétration anale ou vaginale sans préservatif sont le principal mode de transmission du virus. Le risque est encore plus grand au cours du premier rapport sexuel, lors des règles de la femme, si l'un des partenaires est porteur d'une maladie sexuellement transmissible, si le rapport s'accompagne de violence ce qui peut provoquer des lésions des muqueuses, même invisiblesPour les contacts bouche-sexe ou bouche-anus sans préservatif (fellation, anulingus, cunnilingus), les risques de transmission du VIH ne sont pas nuls mais ils sont beaucoup plus faibles. Ces risques sont liés aux possibilités de contacts entre des liquides corporels susceptibles d'être contaminant (sperme et liquide séminal, sécrétions vaginales ou anales) et des muqueuses (intérieur de la bouche, tube digestif). Ils sont aggravés lorsque les muqueuses ou la bouche comportent des lésions (il est donc déconseillé de se brosser les dents juste avant ou après un rapport bouche/sexe).Contamination par voie sanguineIl s'agit des risques liés à l'utilisation d'une seringue usagée pour une injection par voie intraveineuse et transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse et l'accouchement.Le partage, avec une ou plusieurs personnes, de la seringue et du matériel utilisés pour une injection de drogue est, dans tous les cas, une pratique à haut risque de contamination par le VIH.Les risques de transmission lors d 'une transfusion sanguine sont extrêmement faibles. Des tests sont systématiquement pratiqués sur tous les dons du sang. Des tests sont également obligatoires dans le cas de dons d'organes, de sperme et de lait.La contamination d'une mère à son enfant pendant la grossesse existe lorsque la mère est contaminée par le virus.Le virus peut être également transmis par voie cutanée en cas de contact d'une blessure avec un objet souillé de sang contaminé. En effet, une personne qui a une coupure au doigt et touche un objet souillé de sang contaminé peut être contaminée à son tour.