JDA du Lundi 26 Mars 2012

Par La rédaction

POUR EN PARLER :_ �?�Boubacar BAH, journaliste, analyste politique, correspondant d'AFRICA N°1 à Dakar_ �?�Magathe MBENGUE, journaliste indépendant, éducateur_ �?�Dr Soumana SACKO, candidat à l'élection présidentielle, secrétaire général de la CNAS (Convention nationale pour une Afrique solidaire), ancien Premier ministre, ministre des Finances, et chef du gouvernement de transition de la République du Mali. Fait parti du "front anti-putsch"SENEGAL : Bel exemple de démocratie : au terme d'un second tour dans le calme, le président sortant reconnaît sa défaite, félicite le nouveau, MACKY SALL !_ -Qui est cet homme qui accédera très certainement à la magistrature suprême du Sénégal ?_ -Quelles sont les priorités auxquelles le nouveau président devra s'attaquer dès que possible ?_ -L'opposition à WADE a fait bloc derrière SALL. Comment se présentent les possibles articulations du partage du pouvoir ?_ -Quel avenir pour WADE et les siens ?Les Sénégalais ont voté dans le calme, ce dimanche 25 mars, pour le deuxième tour qui opposait Abdoulaye Wade à Macky Sall, son ancien Premier ministre. Wade était arrivé en tête au premier tour, le 26 février, avec 34,47% des suffrages, contre 26,19% pour Sall. Mais ce dernier avait rallié tous les candidats battus au premier tour, comme Moustapha Niasse ou Ousmane Tanor Dieng, ainsi que le chanteur Youssou Ndour dont la candidature avait été invalidée par le Conseil constitutionnel.Ce dimanche soir, des milliers de personnes étaient rassemblées à Dakar devant le siège de campagne de l'ex-Premier ministre. Et fêtaient déjà joyeusement la victoire de leur candidat aux cris de « Macky président ».Les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, mais les premières tendances sont sans appel pour le chef de l'�?tat sortant. Abdoulaye Wade aurait même été battu dans son propre bureau de vote. Macky Sall serait en tête dans la plupart des bureaux.Résultats à confirmer dans les heures et les jours qui viennent.MALI : Les putschistes tentent de sortir de l'isolement : tant à l'intérieur que dans le reste du monde politique, ce coup d'Etat est condamné ! quels sont les soutiens possibles d'Amadou SANOGO ? La rébellion touarègue profite-t-elle de cette situation pour s'imposer sur l'ensemble du territoire ? Quel est le sort d'A.T.T. ? Un silence inquiet entoure son sort.La junte au pouvoir au Mali était dimanche plus que jamais sous la menace de la rébellion touarègue au nord, et subissait les foudres d'une classe politique largement réunie et de la communauté internationale après le putsch contre Amadou Toumani Touré.Les rebelles ont lancé mi-janvier leur offensive dans le nord-est, avec parfois le soutien de groupes islamistes armés, en particulier Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).Le chef de la junte a invité les rebelles touaregs à des discussions sans délai pour un processus de paix. "La porte est ouverte", a-t-il lancé samedi.A l'extérieur, le front anti-junte ne faiblit pas et la France, ex-puissance coloniale, est revenue à la charge. Quelques jours après le coup d'Etat contre "ATT", tous les regards étaient tournés vers Kidal, une des plus importantes villes du nord-est.La chute de Kidal serait un coup de tonnerre, alors que les putschistes emmenés par le capitaine Amadou Sanogo ont accusé le président renversé et leurs chefs d'incompétence sur ce dossier. Le sort d'"ATT" demeure inconnu. Il "va très bien, il est en sécurité", s'est borné à dire vendredi le capitaine Sanogo, refusant de préciser où il se trouve, ni s'il est aux mains des putschistes. Sur le plan politique, le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte) est dans une position délicate.