JDA du Mardi 13 Décembre 2011

Par La rédaction

RD CONGO : Election présidentielle : Aussitôt annoncée, aussitôt contestée. La victoire de Joseph Kabila à l'élection présidentielle du 28 novembre en République démocratique du Congo (ex-Zaïre), annoncée vendredi dernier par la commission électorale du pays (Céni), a immédiatement été rejetée par �?tienne Tshisekedi. Alors qu'il est crédité par la Céni de 32,33 % des voix, contre 48,95 %, l'opposant de 78 ans s'est autoproclamé le même jour « président élu » du pays. Il évalue son score à 54 %, contre 26 % pour Joseph Kabila.Cette contestation politique s'est vite traduite par des violences meurtrières dans Kinshasa, acquise à l'opposant. Selon Radio Okapi �?? parrainée par la mission de l'ONU �??, six personnes ont été tuées dans la capitale, où des détonations sporadiques ont été entendues. Le décompte précis des victimes de ces violences postélectorales s'avère difficile.COUR PENALE INTERNATIONALE : Fatou BENSOUDA, prochaine procureure générale de la CPI : Cette Cour protège-t-elle les Occidentaux et ne serait faite que les Africains ?POUR EN PARLER :Philippe PERDRIX, Rédacteur en Chef adjoint de l'Hebdomadaire �??'JEUNE AFRIQUE''THASSINDA uba THASSINDA, ancien ministre, président du Parti « Congrès Africain des Démocrates »Plus de 30 millions de Congolais étaient appelés lundi 28 novembre à choisir le président de la République et à renouveler l'Assemblée... Comment peut-on apprécier, avec quelques jours de recul, le déroulement des élections du 28 novembre en RD Congo ?_ -Pourquoi la victoire contestée de KABILA met-elle la RD �?? Congo sous tension ?_ -Comment appréciez-vous la position du Centre CARTER qui dénoncent des « irrégularités graves » MAIS « qui ne remettent pas en cause l'ordre des résultats » ?_ -Etienne TSHISEKEDI a rejeté les résultats annoncés vendredi dernier par la CENI. Par contre, sans qu'on en connaisse la base et la véracité, TSHISEKEDI a évalué son score à 54% contre 26% pour Joseph KABILA. Tshisekedi s'est auto-proclamé président élu. Quelles conséquences à cette attitude de Monsieur TSHISEKEDI ?_ -Kinshasa et le reste du pays sont calmes, après les 6 morts signalés samedi dernier. Mais la contestation politique peut-elle rester sans violences ? Qu'est-ce qui peut freiner cette violence ?_ -Le Figaro de ce lundi 12.12.11 annonçait que TSHISEKEDI était disposé à négocier la sortie de la crise. Quelle forme pourrait revêtir cette sortie de crise ?_ -Le 17 décembre, la Cour Suprême de Justice aura la lourde tâche de proclamer officiellement le vainqueur de la présidentielle. Les recours des candidats et des partis politiques sont attendus jusqu'à ce mardi 13 décembre. TSHISEKEDI se refuse de se fier à cette Cour Suprême. Qu'arriverait-il si les décisions de la Cour Suprême sont mêmement contestées ?_ -La situation de la RD Congo influe certainement sur celle de ses 9 voisins. Comment vit-on cette instabilité de la RD Congo dans les pays voisins ? Que fait le pouvoir pour « stabiliser » ses relations avec ses voisins ?COUR PENALE INTERNATIONALE : Fatou BENSOUDA, prochaine procureure générale de la CPI : Cette Cour protège-t-elle les Occidentaux et ne serait faite que les Africains ?_ -La magistrate gambienne est moins connue que celui qu'elle va remplacer, Luis MORENO OCAMPO. Ce manque de visibilité est-elle une faiblesse dans sa prestance à la CPI ?_ -Les Africains dans leur grande majorité sont convaincus que la CPI a été faite pour les Africains. Est-ce vrai ?_ -Une procureure noire à la tête de la CPI serait-elle moins regardant vis-à-vis des Chefs d'Etat africains ?_ -La CPI est-elle une institution raciste dirigée contre les Noirs ?_ -Pourquoi la CPI n'a prononcé à ce jour aucune condamnation ?_ -Les dossiers « lourds » comme le cas BECHIR, le fils de Kadhafi et surtout le cas GBAGBO seront traités cette nouvelle procureure. N'est-ce pas une passation plus que délicate ?Fatou Bensouda, future procureur de la CPI, face à des défis politiques NEW YORK (Nations unies) �?? La Gambienne Fatou Bensouda, qui doit être élue nouveau procureur de la Cour pénale internationale (CPI) lundi, devra composer avec un élément de plus en plus patent: la chasse aux criminels de guerre devient un enjeu politique.Régulièrement, les pays africains se plaignent de ce que la CPI vise, injustement, estiment-ils, le continent noir. De fait, les sept enquêtes ouvertes depuis 2003 concernent toutes des pays africains (Ouganda, République démocratique du Congo (RDC), République centrafricaine, Soudan (Darfour), Kenya, Libye et Côte d?Ivoire).Mais Mme Bensouda, candidate unique des 120 Etats-membres à la succession de l'Argentin Luis Moreno-Ocampo, veut croire que son origine africaine sera un atout."Je ne pense pas aux dirigeants que nous poursuivons", disait-elle récemment lors d'un entretien accordé à l'AFP à La Haye, où siège la Cour pénale internationale. "Je travaille pour les victimes d'Afrique, elles sont africaines comme moi, voilà d'où je tire ma fierté et mon inspiration".Nombreux sont pourtant les observateurs qui voient une très forte politisation de l'institution, qui est devenue sujette, selon eux, à une pression dont Fatou Bensouda aura bien du mal à se soustraire.