JDA du Vendredi 16 Décembre 2011

Par La rédaction

Libre antenne MODERATEURS :_ Gérard ELA NGUEMA, politologue gabonais_ Nicolas BRUZ, journaliste, fondateur de UBZNewsRD CONGO : Quelle stratégie adopter face au scrutin entaché d'irrégularités ? C'est la question que se pose l'opposition congolaise quelque peu désorientée depuis l'annonce de la victoire de Joseph Kabila à l'élection présidentielle du 28 novembre avec 49% des voix. Etienne Tshisekedi, son principal rival, chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS), qui a obtenu 32% des suffrages, estime qu'il est le vainqueur du scrutin. Il a d'ailleurs appelé mercredi le peuple à « protéger sa victoire à travers des marches pacifiques ».Mais les manifestations des sympathisants de l'opposant historique sont rarement sans violences.L'audience sur le recours présenté par Vital KAMERHE, candidat de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC), contre les résultats provisoires de la présidentielle du 28 novembre dernier, s'est ouverte hier matin, jeudi 15 décembre 2011, au Palais de Jusitice de Kinshasa.L'ancien président de l'Assemblée nationale et opposant, Vital KAMERHE a obtenu 7,74 % des suffrages. Les résultats définitifs doivent être proclamés par la CENI, le 17 décembre, soit dans 24 heures.Que risque-t-il d'arriver au pays si la Cour Suprême rejette tous les recours ?SENEGAL : le pays est en état de choc face à l'assassinat gratuit de deux Sénégalais à Florence (Italie) par un individu « blanc » présenté comme n'étant pas entièrement sain d'esprit (fou donc). Alors que deux Sénégalais sont à terre, voici ce que l'on peut lire : "Nous sommes seulement en présence d'un individu qui, avant de tuer des pauvres gens à coups de feu, avait déjà montré qu'il n'était pas entièrement sain d'esprit. Un fou, rien de plus", selon l'éditorialiste italien, Vittorio Feltri, dans Il Giornale (droite), quotidien de la famille Berlusconi. Cependant dans sa majorité la classe politique italienne y inclus le parti de l'extrême droite dont est membre l'assassin qui se sera suicidé avec un courage macabre, dénonce : "Une folie raciste". Le Gouvernement du Sénégal a publié, pour sa part, un communiqué où il exprime toute son "indignation" en promettant que "la lumière sera faite".La crise économique et le racisme rampant peuvent-ils expliquer et acte ignoble ?Le racisme contre les étrangers est-il général en Italie ?GABON : LEGISLATIVES du 17 décembre 2011 : la campagne électorale prend fin ce vendredi à 24 heures du scrutin. Va-t-on vers une abstention annoncée par l'opposition ? Le pays est devant plusieurs défis immédiats : les législatives, l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2012 �?? Gabon/ Guinée équatoriale), poursuite des réformes multiformes lancées par Ali BONGO, le Président de la République. Le Gabon marche-t-il vers l'émergence ?_ -Quels sont les enjeux majeurs de ces élections législatives ?_ -Comment s'organisent les différents groupes d'observateurs de ce scrutin ? _ - Qui sont-ils ces observateurs ?Les Gabonais sont appelés aux urnes ce 17 décembre 2011 pour élire les futurs locataires de l'Assemblée nationale. Pour ces consultations, 120 sièges sont en jeu et ils sont 475 candidats, investis par des partis politiques indépendants, à courtiser l'électorat depuis le 7 décembre dernier, date d'ouverture de la campagne électorale. Toutefois, on attend de voir ce que feront les Gabonais de ce dimanche avant l'heure. En effet, l'affluence dans les bureaux de vote sera particulièrement surveillée. La raison est simple : les partis politiques de l'opposition, les plus en vue, boycottent le scrutin après avoir demandé en vain l'introduction de la biométrie pour plus de transparence du scrutin. Cette coalition parcourait aussi le pays pour appeler au boycott du scrutin. « Pas de biométrie, pas de transparence, pas d'élections », tel est leur slogan.Tout jet d'éponge d'un adversaire pour des motifs de non-transparence, de règles du jeu non claires, enlève de la saveur à la compétition. Tout doit être mis en �?uvre pour éviter autant que faire se peut les boycotts d'élections en Afrique. L'ancrage de la démocratie dont on parle tant ne s'accommode pas d'une telle attitude.