JDA du Vendredi 25 Novembre 2011

25 novembre 2011 à 12h31 par La rédaction

LIBRE ANTENNEMODERATEUR :Lucien PAMBOU, acteur politique franco-congolais, essayiste, enseignantEGYPTE : Manifestations de la place Tahrir - Des critiques acerbes internationales s'accentuent contre le pouvoir militaire !Les critiques internationales à l'encontre des dirigeants militaires de l'Egypte se sont intensifiées hier mercredi 23 novembre, au cinquième jour d'affrontements entre les forces de sécurité et les protestataires réclamant le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement intérimaire civil. D'après une organisation égyptienne de défense des droits de l'Homme, le bilan de cette vague de violences, sans précédent depuis le soulèvement populaire de janvier-février, s'est encore alourdi pour passer à 38 morts.Les Nations unies ont dénoncé un usage excessif de la force de la part des autorités. Navi Pillay, Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, a déploré le rôle des forces de sécurité, soulignant le caractère "profondément choquant" de certaines images provenant de la place Tahrir, lieu symbole des 18 jours de révolution qui ont entraîné la chute du raïs Hosni Moubarak en février.CONGO-KINSHASA : Elections - Attention, danger !Voilà un scrutin qui n'a pas encore eu lieu, mais qui aura tant fait parler de lui. Il s'agit des élections couplées en République démocratique du Congo, prévues pour se tenir le lundi 28 novembre 2011. Tous les candidats de l'opposition en lice redoutent ce qu'ils appellent, à tort ou à raison, un cafouillage sur fond de fraudes.Seul le parti au pouvoir, comme on pouvait s'y attendre, se montre rassurant. Cela va de soi, dira-t-on. Et, plutôt que de concéder à des correctifs à même de contenter toutes les parties en conflit, la commission électorale soutient dur comme fer que le scrutin aura bel et bien lieu à la date prévue, rajoutant ainsi aux suspicions de fraudes et de partialité que brandit l'opposition.A vrai dire, tous les ingrédients sont réunis pour que la date fatidique du 28 novembre, comme ce fut le cas en Côte d'Ivoire, augure d'un lendemain incertain au pays de Mobutu, tant les différents protagonistes se montrent intransigeants et irréductibles.TUNISIE : L'assemblée constituante est là !Ce 22 novembre 2011, les 217 députés élus le 23 octobre dernier se réunissaient pour la première fois au siège du parlement à Tunis. Le mot « historique » est sur toutes les lèvres pour qualifier cet évènement que les tunisiens attendaient avec impatience.L'émotion est palpable à l'intérieur de l'hémicycle au moment du discours de départ du président intérimaire sortant, Mr Fouad Mebazaa. Après avoir ouvert la séance, il part sous les applaudissements des députés. Le nouveau président Tunisien, Dr Moncef Marzouki, désigné par les partis majoritaires Ennahdha, Ettakattol et le CPR, fait l'objet de toutes les attentions. Mais pendant que les députés prêtent serment, plusieurs centaines de manifestants se sont regroupés devant le siège du parlement.Ils réclament l'inscription des libertés individuelles dans la future constitution.Alors que la Tunisie fait ses premiers pas vers la démocratie, les tunisiens restent partagés entre l'espoir et la crainte.AFFAIRE DES MALLETTES : GABON : Pascaline Bongo dément le financement de la campagne de Nicolas SarkozyPascaline Bongo, la fille et ancienne directrice de cabinet d'Omar Bongo Ondimba, ancien Président du Gabon, a formellement démenti dans un communiqué les affirmations de Mike Jocktane qui accusait le versement d'argent par Omar Bongo à destination de Nicolas Sarkozy pour le financement de la campagne présidentielle de 2007 en France. « Ayant été le directeur de cabinet du président Omar Bongo Ondimba et chef hiérarchique de M. Jocktane durant son éphémère service au cabinet du président de la République, je tiens à démentir formellement ces propos sans fondement ni connexion avec la réalité », affirme Mme Bongo Ondimba dans le communiqué publié jeudi dans la presse locale.