Kadhafi envisage de quitter la capitale libyenne, selon la presse

Par La rédaction

WASHINGTON (AFP) - (AFP)

Mouammar Kadhafi "envisage sérieusement" de quitter la capitale libyenne, Tripoli, à la suite des raids aériens de l'Otan, a rapporté vendredi le Wall Street Journal, citant des responsables américains.

Les renseignements obtenus par Washington montrent que le dirigeant libyen "ne se sent plus en sécurité" dans la capitale, indique un haut responsable de la sécurité nationale américaine cité par le quotidien.

Les responsables ne pensent pas que ce déplacement est imminent et estiment que Kadhafi ne quittera pas son pays, une exigence fondamentale des rebelles qui combattent ses forces.

Kadhafi disposerait de nombreuses résidences sûres et d'autres installations dans la capitale, et à l'extérieur de Tripoli où il pourrait s'installer.

Les rebelles libyens ont des contacts indirects avec des représentants des autorités de Tripoli et ont évoqué la possibilité pour Mouammar Kadhafi de rester en Libye s'il quittait le pouvoir, a indiqué pour sa part Mahmoud Shammam, porte-parole du Conseil national de transition (rébellion), dans une interview au journal français Le Figaro.

Le président Barack Obama affronte de plus en plus de critiques des démocrates et des républicains au Congrès: il refuse en effet de demander l'autorisation des élus pour poursuivre les opérations militaires qui durent depuis trois mois en Libye.

De son côté, un haut responsable militaire américain a déclaré que l'Otan n'avait pas suffisamment préparé l'après-Kadhafi."Nous, la communauté internationale, pourrions être demain dans la Libye du jour d'après (sans Kadhafi, NDLR) et il n'y a pas de plan, il n'y a pas de bon plan", a dit au quotidien le plus haut responsable militaire américain en Afrique, le général Carter Ham.

Selon lui, Kadhafi pourrait rapidement tomber et des forces terrestres pourraient être nécessaires pour maintenir l'ordre en Libye.

Washington avait été vivement critiqué pour ne pas avoir préparé l'après Saddam Hussein en Irak après l'intervention militaire de 2003 qui avait été suivie par des années de troubles violents et de nombreuses pertes humaines.