Kenya: cinq personnes tuées dans une attaque près de la frontière somalienne

Par La rédaction

NAIROBI (AFP) - (AFP)

Cinq personnes ont été tuées mercredi soir dans une attaque imputée aux rebelles islamistes somaliens contre un poste de police kényan situé près de la frontière somalienne et treize policiers sont portés disparus, a-t-on appris jeudi de source policière.

"L'attaque s'est produite au camp Gerille, à Wajir (nord-est, ndlr), pendant la nuit et nous avons perdu trois policiers, deux autres ont été blessés", a indiqué dans premier temps à l'AFP une source policière locale.

Les corps d'un fonctionnaire et d'un civil ont ensuite été découverts."Ils ont été abattus pendant l'attaque", a affirmé cette source.

Treize membres de la force de sécurité sont par ailleurs portés disparus, selon la même source.

"Une importante opération de sécurité est en cours et un hélicoptère a été envoyé pour partir à (leur) recherche", a indiqué le responsable sans donner plus de précisions sur leur sort.

"Les assaillants ont utilisé des armes à feu et ont lancé un explosif de nature encore indéterminée", a-t-il précisé.

Le porte-parole de la police kényane, Eric Kiraithe, a confirmé à l'AFP l'existence d'une "attaque à Wajir", mais a ajouté n'avoir dans l'immédiat "pas reçu toutes les informations".

Aucun groupe n'a revendiqué l'assaut de mercredi mais Nairobi impute aux rebelles islamistes shebab, qui contrôlent de larges régions du centre et du sud de la Somalie, une série d'enlèvements et d'attaques sur son sol.

Les zones du Kenya frontalières avec le sud somalien ont été le théâtre ces derniers mois de nombreux actes de violences, comme des attaques à la grenade, y compris contre des bars et une église, ou des explosions de mines terrestres.

En octobre, deux employées espagnoles de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) ont été enlevées au camp de réfugiés de Dadaab (nord-est).

Nairobi a lancé peu après une offensive militaire visant à déloger les shebab, qui font face à une pression accrue de la part des troupes gouvernementales somaliennes et de la Force de l'Union africaine présent dans le pays (Amisom), soutenues par les soldats kenyans au sud et éthiopiens à l'ouest.

Les shebab ont alors mis en garde le Kenya contre des représailles de leur part.