L'UE demande au Kenya d'arrêter le président soudanais, sous le coup de mandats d'arrêt

Par La rédaction

LA HAYE (AFP)

La chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton a demandé vendredi au Kenya de "respecter ses obligations" et d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup de deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont par ailleurs "informé" le Conseil de sécurité de l'ONU de la présence au Kenya du président soudanais Omar el-Béchir afin que "toute mesure jugée opportune" soit prise, dans une décision publiée vendredi.

Les juges "informent le Conseil de sécurité des Nations unies et l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la présence d'Omar el-Béchir sur le territoire de la République du Kenya afin que ceux-ci prennent toute mesure jugée opportune", dans une décision dont l'AFP a obtenu une copie.

Omar el-Béchir a assisté vendredi à Nairobi à la cérémonie de promulgation de la nouvelle constitution du Kenya, un pays qui a ratifié le statut de Rome, traité fondateur de la CPI.

"La République du Kenya a une obligation certaine de coopérer avec la Cour dans le cadre de l'application" des mandats d'arrêt lancés contre M. Béchir, soulignent les juges.

Ceux-ci précisent avoir été informés de la présence du président soudanais à Nairobi par "des informations publiques".

 Le Kenya a de son côté justifié l'invitation faite au président soudanais Omar el-Béchir "en tant que voisin" à venir à Nairobi.

 Les juges de la CPI avaient délivré le 12 juillet un mandat d'arrêt contre le président du Soudan pour génocide au Darfour, après avoir lancé le 4 mars 2009 un premier mandat pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.