L'UE presse le Burkina Faso de réformer sa justice et sa sécurité

Par La rédaction

OUAGADOUGOU (AFP) - (AFP)

L'Union européenne a pressé mardi le gouvernement du Burkina Faso de réformer son secteur de la justice et celui de la sécurité, secoué ces derniers mois par des mutineries de militaires, annonçant une aide de huit millions d'euros en 2012 pour ces chantiers.

"Au niveau des réformes, on s'est mis d'accord qu'il faudrait surtout viser l'efficacité du système de justice et son indépendance.Il faudrait également améliorer le système de sécurité et renforcer les mesures contre la corruption et l'impunité", a déclaré à la presse le chargé d'affaires de la délégation de l'UE à Ouagadougou, Téo Hoorntje.

L'UE a annoncé qu'elle allait débloquer en 2012 huit millions d'euros pour soutenir les réformes de la justice, de la défense et de la sécurité.

Dans un communiqué conjoint, le gouvernement burkinabè s'est engagé à réformer défense et sécurité, "notamment à travers l'amélioration de la formation et l'organisation des forces de défense et de sécurité".

De février à juin, le régime du président Blaise Compaoré, en place depuis 1987, a été confronté à une crise sans précédent, marquée par des contestations de nombreuses couches sociales, dont les plus emblématiques ont été des mutineries.

Sur le plan politique, l'UE s'est engagée à soutenir le dialogue politique en cours dans le cadre du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP), dont les travaux ont débuté le 23 juin.

L'UE et le le gouvernement burkinabè ont également insisté sur la nécessité de mettre en place une nouvelle commission électorale (Céni) pour les prochaines législatives et municipales de mai 2012.

La présidentielle de novembre 2010 avait été dénoncée comme non transparente par l'opposition.Une loi a mis fin mardi au mandat des membres de la Céni.

UE et Burkina étaient réunis à Ouagadougou pour la cinquième session du dialogue politique prévu par l'Accord de partenariat entre l'UE et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique).