La branche d'Al-Qaïda au Sahel se dit prête à négocier avec Bamako, sous conditions

9 mars 2020 à 15h23 par AFP

AFRICA RADIO

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, s'est dit prêt à accepter de négocier avec Bamako à condition que la France et l'ONU retirent leurs forces du Mali, a-t-on appris lundi.

Ce communiqué fait suite à la récente décision du président malien Ibrahim Boubacar Keïta de rompre avec la ligne directrice suivie jusqu'alors officiellement dans le conflit en cours depuis 2012 et de tenter de dialoguer avec certains jihadistes maliens."Nous sommes prêts à engager des négociations avec le gouvernement malien, dont le président a annoncé son souhait de négocier avec (le GSIM) afin de discuter des moyens de mettre fin au conflit sanglant entré dans sa septième année à cause de l'invasion des croisés français", dit le groupe dans un communiqué publié par sa plate-forme al-Zallaqa et authentifié lundi par l'ONG américaine de surveillance des sites jihadistes SITE."Nous n'avons pas d'autre condition préalable pour prendre part à ces négociations" que ce que le GSIM présente comme la demande des Maliens, "à savoir la fin de l'occupation raciste et arrogante des croisés français"."Il ne saurait être question de négociations à l'ombre de l'occupation, avant le départ du Mali de toutes les forces françaises et de ceux qui les suivent", dit le GSIM.