La Côte d'Ivoire convoite les investisseurs français au Sénat

12 juillet 2021 à 15h00 par Lilianne Nyatcha

AFRICA RADIO

Un colloque Côte d'Ivoire organisé par le sénat français s'est tenu lundi dans les locaux de la deuxième chambre parlementaire, en présence des représentants du gouvernement ivoirien.
Devant quelques sénateurs et opérateurs économiques, le ministre ivoirien de l'investissement privé Emmanuel Esmel Essis a défendu l'environnement des affaires de son pays, propice selon lui pour les investissements étrangers.

Pour démontrer que la Côte d'Ivoire est une terre d’opportunités , les organisateurs ont proposé plusieurs panels d'échanges allant des performances agricoles aux infrastructures de transport, en passant par les perspectives économiques et le climat de affaires.
Et sur ce point le ministre ivoirien de l'investissement privé parlant au nom du chef du gouvernement ivoirien Patrick Achi, a déclaré que les mesures ont été prises pour faciliter la création d'entreprises et améliorer les conditions propices au business.
Parmi celles -ci a souligné Emmanuel Esmel Essis, l'adoption en 2018 du code des investissements qui a permis de mettre en place une série de mesures pour faciliter des investissements privés et rendre la côte d’ivoire Business Friendly, c'est -à -dire
environnement propice aux affaires.

Autres atouts a défendu le ministre , c'est la robustesse de l'économie ivoirienne.
Pour preuve,malgré la crise sanitaire DU COVID 19 toujours en cours, la Côte d'Ivoire a enregistré 2% de taux de croissance en 2020 et reste le principal moteur économique d' Afrique de l’ouest francophone selon la Banque Mondiale.
Il y a aussi le marché et le dynamisme des espaces sous régionaux auxquels appartient la Côte d'Ivoire, la CEDEAO et l'Uemoa, qui sont d'excellents atouts pour les investisseurs. Le ministre ivoirien a rappelé que le rôle du secteur privé est déterminant pour créer des emplois afin d'anticiper des crises sociales à venir dues au chômage des jeunes.

«Osez la Côte d'Ivoire, a lancé le ministre Essis à l'endroit des opérateurs économiques français qui ont la chance de savoir, conclut t-il par où commencer en Afrique. Mais son appel pourrait se heurter à certaines réalités dont les difficultés d'offre énergétiques que connaît la Côte d'Ivoire , ou encore les contextes politique et sécuritaire que certains experts jugent encore fragiles.

Lilianne Nyatcha