La Gambie rompt toutes relations avec l'Iran

Par La rédaction

BANJUL (Gambie) (AFP)

La Gambie a rompu toutes relations avec Téhéran et demandé aux officiels iraniens présents sur son territoire de quitter le pays dans les 48 heures, a annoncé lundi le ministère gambien des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Tous les projets et programmes existant en coopération avec le gouvernement de la République islamique d'Iran ont été annulés", a indiqué le ministère sans préciser les raisons de cette rupture des relations avec Téhéran, impliqué dans de nombreux projets dans ce petit Etat de l'Afrique de l'Ouest.

"En conséquence, le gouvernement de Gambie demande à tous les ressortissants iraniens représentant les intérêts du gouvernement d'Iran en Gambie de quitter le pays dans les 48 heures à compter de la date stipulée par une notification communiquée au gouvernement d'Iran", ajoute le communiqué.

Les deux pays, très critiqués sur la scène internationale, se sont longtemps soutenu l'un l'autre, alors que l'Iran est sous le coup de sanctions des Nations unies en raison du développement de son programme nucléaire, qui lui interdisent notamment de vendre des armes, et que la Gambie est accusée par la communauté internationale de nombreuses violations des droits de l'homme.

Le Nigéria, la semaine dernière, a en outre informé le conseil de sécurité des Nations unies qu'il avait intercepté un navire en provenance d'Iran transportant des armes, notamment des roquettes et des grenades.

Téhéran a indiqué que la cargaison en question appartenait à une compagnie privée et était destinée à un pays d'Afrique de l'ouest, identifié par la suite comme étant la Gambie.