La Gambie salue les sanctions contre l'ex-président Jammeh

Par AFP

AFRICA RADIO

Le gouvernement gambien a salué mardi la décision des Etats-Unis d'interdire d'entrée sur leur territoire l'ancien président de Gambie Yahya Jammeh, accusé de corruption au cours de ses 22 ans de pouvoir sans partage.

"Le ministère de la Justice a appris avec grand plaisir" cette interdiction, qui vise également son épouse, Zineb Yahya Jammeh, et ses enfants, Mariam Jammeh et Muhammad Yahya Jammeh, a indiqué le ministère dans un communiqué.Tous ont été placés sur la liste noire américaine des dirigeants étrangers impliqués dans des faits de corruption à large échelle ou dans de graves violations des droits humains, selon un communiqué du département d'Etat américain. En conséquence, ils ne sont plus autorisés à entrer aux Etats-Unis, précise-t-il.La décision américaine "est en phase avec l'engagement du gouvernement gambien de combattre la corruption et de garantir l'établissement des responsabilités pour les violations graves des droits humains", indique le ministère gambien de la Justice, en remerciant Washington pour sa "solidarité" avec la "transition vers la bonne gouvernance et le respect des droits de l'homme".Yahya Jammeh, qui vit en exil en Guinée Equatoriale depuis près de deux ans, a suivi une formation militaire en Alabama (sud-est des Etats-Unis) avant de parvenir au pouvoir par un putsch en 1994. Il avait acheté une maison dans la banlieue de Washington alors qu'il était président, selon des informations de presse de l'époque.La Gambie, petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le Sénégal, a été dirigée sans partage pendant 22 ans par Yahya Jammeh jusqu'à sa défaite fin 2016 face à l'opposant Adama Barrow et son départ mouvementé en exil en janvier 2017.