La Guinée Bissau dément la mort du président Sanha

Par La rédaction

BISSAU (AFP) - (AFP)

La présidence bissau-guinéenne a démenti samedi dans un communiqué la mort du président Malam Bacai Sanha, 64 ans, gravement malade et hospitalisé à Paris.

"La présidence dément les rumeurs persistantes, contradictoires et infondées qui circulent dans le pays et à l'étranger selon lesquelles le président serait mort", selon le communiqué.

"La présidence de la république appelle la population au calme et promet de continuer à donner des informations sur la santé du président.L'état de santé du président Sanha s'améliore et continue d'évoluer positivement après un coma artificiel dans lequel il a été placé par ses médecins pour recevoir un traitement en profondeur", selon le communiqué.

L'épouse du président Sanha, Mariam Sanha, a indiqué à l'AFP depuis Paris où son mari est soigné à l'hôpital militaire du Val de Grâce: "Mon mari n'est pas mort mais il se trouve dans un état critique".

Agé de 64 ans, le président Malam Bacai Sanha a été élu en 2009 et a depuis été hospitalisé à Dakar et Paris à de nombreuses reprises, sans que la maladie dont il souffre n'ait jamais été rendue publique.

Son hospitalisation à Dakar remonte au 31 août et avait duré deux semaines.Il a été ensuite transféré à Paris à l'hôpital militaire du Val de Grâce, pour la suite de son traitement.

Le journal sénégalais Le Populaire a annoncé en une samedi la mort du président Sanha.

Une coalition de l'opposition bissau-guinéenne s'est inquiétée jeudi des répercussions que pourraient avoir la maladie du président dans le pays où les trois précédents présidents ne sont pas arrivés au bout de leur mandat de cinq ans, qu'ils aient été chassés ou tués.

Ces partis d'opposition ont demandé en conséquence l'ouverture d'un "débat" sur le sujet, pour éviter "des troubles politiques" en cas de vacance du pouvoir du président.

La Guinée-Bissau, petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest, connaît une instabilité chronique depuis son indépendance du Portugal en 1974 et sonnait régulièrement des coups d'Etat et des violences dans lesquelles l'armée joue un rôle prépondérant.

Ce pays est en outre devenu un point de passage de la cocaïne en provenance d'Amérique du Sud à destination de l'Europe, ce qui y accroît l'instabilité.