La Guinée équatoriale ferme son ambassade au Royaume-Uni après des sanctions contre le fils du président

26 juillet 2021 à 10h08 par AFP

AFRICA RADIO

La Guinée équatoriale a annoncé lundi la fermeture de son ambassade à Londres après des sanctions imposées pour des faits de corruption par le Royaume-Uni contre le fils du président de ce pays d'Afrique centrale, a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur la télévision d'État.


"La première décision que le gouvernement a adoptée est de procéder à la fermeture totale de notre mission diplomatique à Londres", a déclaré lundi Simeon Oyono Esono, ministre des affaires étrangères sur la TVGE, la télévision d'État. Teodorin Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale, a été sanctionné jeudi par Londres notamment pour le "détournement de fonds publics" et des pots-de-vin lui ayant permis de financer un train de vie somptueux.Fils de Teodoro Obiang Nguema, 79 ans, qui dirige sans partage la Guinée équatoriale depuis plus de 41 ans, Teodorin - Teodoro Nguema Obiang Mangue pour l'état-civil - aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l'acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d'un jet privé, de voitures et d'objets de collection liés au chanteur Michael Jackson."Nous n'admettons pas d'ingérence dans les affaires internes de notre pays", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, poursuivant que les sanctions "violent le principe du droit international".Ces mesures, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d'entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d'un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents, dont la Russie."Les sanctions sans fondement imposées par le gouvernement britannique trouvent leur justification dans les manipulations, les mensonges (...) que promeuvent certaines organisations non gouvernementales contre la bonne image de la Guinée équatoriale", avaient réagi samedi les autorités équato-guinéennes, demandant la levée de sanctions "unilatérales et illégales". Le vice-président "n'a réalisé aucun investissement au Royaume-Uni", avaient-elles poursuivi.