La joie d'un premier vol en Namibie après des mois de confinement

Par AFP

AFRICA RADIO

Un bouquet à la main, le styliste namibien Ennio Hamutenya attend sa fiancée avec impatience: elle est à bord du premier vol autorisé à atterrir en Namibie depuis la fermeture des frontières en mars en raison de la pandémie de coronavius.

"J'ai trop hâte de la voir", confie vendredi le jeune homme arrivé deux heures en avance à l'aéroport de Windhoek pour ce vol Ethiopian Airlines en provenance de Berlin. Enfin, la voilà... Et quand Katrina Shtern, 26 ans, enlace son amoureux, c'est tout le terminal qui se met à applaudir.La Namibie a rouvert ses frontières le 1er septembre en espérant sauver des milliers d'emplois dans le secteur sinistré du tourisme, qui constitue sa troisième source de devises après les mines et la pêche.La quarantaine de passagers de ce premier vol international, principalement allemands, autrichiens et kényans, devaient présenter un test négatif au coronavirus pas plus de trois jours avant de voyager. Peu sont touristes, en dépit des grandes attentes du pays, la plupart reviennent simplement chez eux.Un haut parleur rappelle en boucle qu'il faut se laver les mains et rester à distance. Les commerçants déballent du stock dans leurs boutiques et font un brin de ménage. "On est restés à la maison tout ce temps. Quand j'ai reçu l'appel, j'ai sauté de joie", confie Salome Ndinoshisho, 37 ans, qui attend les touristes de pied ferme.La réouverture du territoire namibien intervient paradoxalement alors que les cas de contaminations ont augmenté depuis début août pour atteindre officiellement plus de 9.200 cas, dont 96 mortels.Mais la fermeture des frontières a sévèrement pesé sur le tourisme. L'an dernier, 1,6 million d'étrangers avaient visité les déserts côtiers et les parcs animaliers réputés du pays.La famille Perez va repartir sur le même avion, cette fois à destination de Madrid. "Mon mari est résident espagnol, c'était la seule condition", explique à l'AFP Juliana Coetzee-Peréz. "Tellement contente de pouvoir quitter le pays, ça a été long!"