La militante botswanaise Alice Mogwe élue présidente de la FIDH

24 octobre 2019 à 8h56 par AFP

AFRICA RADIO

La Botswanaise Alice Mogwe a été élue jeudi présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), promettant de renforcer la protection des défenseurs des droits humains confrontés à des "attaques sans précédent".

"Une des figures emblématiques des combats menés ces dernières années par les sociétés civiles africaines", Alice Mogwe est fondatrice et directrice du centre Ditshwanelo des droits de l'Homme au Botswana, indique un communiqué de la FIDH, diffusé après l'élection de l'intéressée lors du 40e congrès de la fédération à Taïwan."Elle a été, et demeure, la figure de proue de plusieurs mouvements et coalitions visant à faire progresser les droits humains au Botswana et en Afrique australe", "a longtemps incarné la lutte, toujours nécessaire, pour obtenir l'abolition de la peine de mort au Botswana" et "s'est battue pour que l'industrie extractive ait enfin à rendre des comptes dans son pays", ajoute le communiqué."Mon attachement aux droits humains s'enracine dans les valeurs traditionnelles du +Botho+ botswanais", qui "repose sur la conviction que l'humanité que nous portons en chacun d'entre nous est reliée à l'humanité de tous et toutes à travers le monde. Dès lors, chaque personne dispose du droit d'être traitée avec dignité", déclare Alice Mogwe dans ce communiqué."Partout aujourd'hui, nos collègues défenseurs des droits humains sont menacés, criminalisés, certains +disparaissent+, d'autres sont tués. L'espace qui nous est donné pour nous exprimer ne cesse de diminuer. Confrontés à ce constat, il est plus important que jamais de souligner que nos valeurs sont universelles et que nous devons nous battre", a-t-elle souligné. Parmi les priorités de son mandat, Mme Mogwe dit souhaiter "renforcer le travail sur la protection des défenseurs des droits humains, qui sont aujourd'hui confrontés à une vague d'attaques sans précédent dans le monde entier". Mme Mogwe, qui a assumé ces trois dernières années le poste de secrétaire générale de la FIDH, a été élue pour une durée de trois ans par les organisations membres de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).Elle succède à l'universitaire et militant grec Dimitris Christopoulos. La FIDH avait choisi Taïwan pour son 40e congrès annuel - le premier tenu en Asie -, estimant que le pays avait depuis 1987 montré une "trajectoire unique de réformes démocratiques", mais faisait toujours face à des "défis majeurs sur la question des droits de l'Homme", relève l'organisation sur son site internet.