La mort du chef d'AQMI relève de la lutte contre le terrorisme (Algérie)

9 juin 2020 à 14h35 par AFP

AFRICA RADIO

La mort du chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, tué par les forces françaises dans le nord du Mali, relève de la lutte antiterroriste qui est de "la responsabilité" de la communauté internationale, a estimé mardi la présidence algérienne.

"L'Etat algérien dans le passé et aujourd'hui considère que le terrorisme a une dimension internationale et la lutte antiterroriste est de la responsabilité de la communauté internationale", a déclaré le porte-parole de la présidence, Mohand Oussaid Belaid, lors d'une conférence de presse. "C'est dans ce cadre que s'inscrit cette élimination", a ajouté le porte-parole,interrogé sur la mort du vétéran du jihad algérien et africain, sans toutefois le mentionner nommément.Il s'agit de la première réaction officielle d'Alger au trépas d'Abdelmalek Droukdal.Abdelmalek Droukdal, l'un des principaux chefs de la nébuleuse islamiste sahélo-saharienne depuis une vingtaine d'années, a été tué mercredi soir par les forces françaises à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.En Algérie, sur le terrain, les forces de sécurité mènent toujours sporadiquement des opérations contre des militants jihadistes.Le ministère de la Défense nationale a ainsi annoncé l'arrestation dimanche d'"un élément de soutien aux groupes terroristes" à Bordj Bou Arreridj, au sud-est d'Alger, par la gendarmerie nationale.Le 2 juin, dans un bilan opérationnel, l'Armée nationale populaire (ANP) avait fait état de "la neutralisation de deux terroristes" et de la découverte de caches d'armes et de munitions au mois de mai.