Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de RDC réagit aux propos de François Hollande

Par La rédaction

Suite aux propos tenus par François Hollande, sur la situation des droits de l'Homme en République démocratique du Congo, après son entretien avec le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement congolais réagit sur les antennes de BBC Afrique.Lambert Mende : Nous sommes la démocratie la plus avancée dans cette région du continent. Et nous sommes étonnés que le président Hollande ne dise aucun mot de « ces démocraties » autour de nous où on assiste à des élections, aux pourcentages soviétiques de 95%, où on décapite des journalistes, où on tue, où on emprisonne des opposants pendant les élections. Nous nous avons un contentieux électoral très vif. Il ne faut pas qu'il nous rende coupable de notre transparence. Il ne faut pas qu'il nous punisse parce que nous sommes transparents.BBC Afrique : Mais Monsieur le ministre en parlant des opposants, vous aussi, ici au Congo, vous avez des opposants emprisonnés ?Lambert Mendé : Je ne sais pas si vous pouvez les citer.BBC Afrique : Je citerai notamment l'opposant Diomi Ndongala.Lambert Mende : Diomi Ndongala est en fuite. Si vous pouvez nous apprendre dans quelle prison il se trouve, je vous assure que la justice est pressée de pouvoir le juger pour donner un exemple sur des faits de m�?urs qui lui sont reprochés. Diomi Ndongala n'est pas emprisonné. Si le président Hollande a eu cette information, on l'a trompé.BBC Afrique : Et qu'en est-il par exemple de ce député qui a été récemment condamné à quelques années de prison pour usurpation de nationalité congolaise?Laurent Mendé : Je ne sais pas si en France on peut usurper la nationalité sans se faire condamner, mais en tout cas, nous sommes un Etat de droit, il y a des lois. Vous ne pouvez pas user de faux documents pour vous faire attribuer la nationalité sans vous faire poursuivre dans un Etat de droit. Je ne sais pas si le Congo n'est pas un état de droit selon le Président Hollande, pour pouvoir nous critiquer parce que nous avons notre justice.