Le cas du clan Ben Ali "entre les mains de la justice", affirme un ministre tunisien

2 février 2011 à 15h29 par La rédaction

BRUXELLES (AFP)

Le cas de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de ses proches, accusés d'avoir détourné à leur profit des fonds publics, est "entre les mains de la justice", a affirmé mercredi le ministre tunisien des Affaires étrangères, Ahmed Abderraouf Ounaïs.

"L'affaire concerne une justice enfin indépendante, elle n'a qu'à faire son travail selon le rythme qui est le sien, nous ne sommes ni impatients, ni anxieux, ni des lyncheurs", a dit M. Ounaïs à l'issue d'une rencontre avec la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton à Bruxelles.

Il s'agissait de sa première visite à l'étranger depuis sa nomination récente.

"Nous ne nous prononçons pas sur ces malversations.Nous avons confié la question à la justice qui est en train de la traiter et tout ce que la justice nous a confiés nous le distribuons en tant que gouvernement à nos partenaires", a-t-il dit, à propos des décisions de gel des avoirs du clan Ben Ali décidées en Europe notamment.

"Nous ne nous prononçons pas, ni sur la culpabilité, ni sur l'innocence de ces personnes", a-t-il ajouté.

L'UE a décidé lundi de geler les avoirs de l'ex-président tunisien et de son épouse au motif que le couple fait l'objet d'une enquête judiciaire des autorités tunisiennes pour "détournement de biens immobiliers et mobiliers, ouverture de comptes bancaires et détention d'avoirs financiers dans plusieurs pays dans le cadre d'opération de blanchiment d'argent".

La justice tunisienne a ouvert des dossiers sur "un certain nombre de personnes incluant l'ancien président, son épouse, des membres de leur famille ou d'autres qui étaient leurs clients ou leurs complices", a précisé M. Ounaïs.