Le Niger va installer une base aérienne dans le sud-est pour mieux lutter contre les jihadistes

6 août 2021 à 9h58 par AFP

AFRICA RADIO

L'armée du Niger va installer une base aérienne pour renforcer sa lutte contre les groupes jihadistes dans la région de Diffa (sud-est) proche du Nigeria, a annoncé la présidence nigerienne.

"Au vu de l'insécurité actuelle qui règne dans la région du Sahel, plus particulièrement dans la zone du bassin du Lac Tchad, le gouvernement envisage l'installation d'une base aérienne pour augmenter la capacité de riposte des Forces armées nigériennes", souligne un communiqué du conseil des ministres publié sur le site de la présidence.Cette base, la "BA 501", sera créée sur une superficie de 32 km2 dans la région de Diffa, riveraine du Lac Tchad devenu un repaire des jihadistes, selon le texte qui ne précise pas la date de début de sa construction, ni son coût.C'est la première base du genre qui sera installée dans cette zone, enclavée et aride, théâtre depuis six ans d'attaques meurtrières de Boko Haram et du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap).La ville-garnison de Diffa, capitale régionale, a également été plusieurs fois attaquée depuis 2015 par des jihadistes, faisant plusieurs morts.La région de Diffa abrite selon l'ONU 300.000 réfugiés nigérians et déplacés, fuyant depuis 2015 les exactions des jihadistes.Dans l'ouest, la région de Tillabéri, dans la zone des "trois frontières" entre Niger, Mali et Burkina Faso, ainsi que la région de Tahoua proche du Mali, sont régulièrement attaquées par des groupes armés jihadistes affiliés au groupe l'Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda.Dans sa lutte contre les jihadistes armés, le Niger bénéficie du soutien de plusieurs pays occidentaux, dont la France et les Etats-Unis qui y ont des bases militaires, l'Allemagne y disposant d'une base logistique.Grâce à un soutien de l'Allemagne, le Niger a inauguré mi-juillet à Tillia, dans la région de Tahoua, un centre d'entraînement de ses forces spéciales anti-jihadistes.Le 21 mars, plusieurs localités, hameaux et campements de Tillia, avaient été attaqués par des hommes armés qui ont tué 141 personnes, selon un bilan officiel.