Le patrimoine musical du Sénégal à l'affiche à Paris

21 octobre 2010 à 9h05 par La rédaction

PARIS (AFP)

La Cité de la musique à Paris présente du 22 au 28 octobre, à l'occasion du cycle "Sénégal, mythes et réalités", la richesse du patrimoine musical de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, des chants soufis des confréries religieuses à la chanson moderne de Cherif Mbaw.

Ce chanteur de 32 ans, qui sera pour la première fois tête d'affiche d'une grande salle parisienne, samedi, représente la nouvelle génération de la chanson sénégalaise.

Cherif Mbaw, dont les aigus sont souvent comparés à ceux de son illustre aîné Youssou Ndour, poursuit sur son troisième album, "Sing For Me" (World Village/Harmonia Mundi), son travail d'ouverture de la chanson sénégalaise à d'autres styles musicaux.Le chant wolof de ce chanteur également guitariste, dont Ben Harper est une source d'inspiration, prend de forts accents country blues, rock et soul, avec l'omniprésence d'une pedal steel guitar et d'un orgue.

Aux antipodes de cette chanson moderne, le cycle sera ouvert vendredi par les chants soufis a cappella des confréries tijane et mouride de ce pays à 95% musulman réputé pour sa tolérance religieuse.

"Sénégal, mythes et réalités" sera aussi l'occasion de revoir (dimanche après-midi) l'Ensemble de tambours sabar du maître-tambour Doudou Ndiaye Rose, une troupe haute en couleurs de quatorze percussionnistes.En l'absence de Doudou Ndiaye Rose, qui a dû rester à Dakar pour raisons de santé, l'ensemble sera dirigé par son fils Elhadji Moustapha Ndiaye.

Ce cycle sera clos par un concert de Youssou Ndour, célèbre chanteur griot, qui dispensera le 28 octobre à la Salle Pleyel son message panafricain et pacifiste sur fond d'un mbalax (style de musique emblématique du Sénégal contemporain) aux influences parfois pop et reggae.