Le procès de l'assaillant du Carrousel du Louvre s'est ouvert à Paris

21 juin 2021 à 6h25 par AFP

AFRICA RADIO

Le procès d'un Egyptien de 33 ans qui avait attaqué au cri d"Allah Akbar" des militaires en 2017 au Carrousel du Louvre, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris.

T-shirt noir et barbe apparente sous son masque de protection anti-Covid, Abdalla El Hamahmi a décliné son identité depuis le box des accusés. Il comparaît pour "tentative d'assassinats terroriste sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".Le 3 février 2017, ce jeune cadre commercial d'une entreprise des Emirats arabes unis se précipite, armé de deux machettes, vers quatre militaires en patrouille dans la galerie marchande du musée du Louvre. Il blesse légèrement l'un d'eux au cuir chevelu avant d'être grièvement blessé par balle au ventre par un tir de riposte d'un des membres de la patrouille.L'attaque, qui s'inscrivait dans la série d'attentats jihadistes secouant la France depuis 2015, n'a pas été revendiquée.Mais le dernier tweet publié par l'assaillant reprenait une citation extraite d'un discours prononcé par Abou Mohammad Al Adnani, l'ancien porte-parole du groupe Etat islamique (EI). Lors de ses interrogatoires, l'accusé, qui s'était présenté dans un premier temps comme un partisan de l'EI avant de revenir sur ses propos, a affirmé avoir agi seul, évoquant un "projet personnel" et assurant n'appartenir à aucune mouvance.Il a notamment expliqué avoir voulu initialement mener une action symbolique contre la France, en dégradant des oeuvres du musée du Louvre avec des bombes de peinture, retrouvées dans son sac à dos.L'objectif était, a-t-il précisé, d'alerter la France et "le monde occidental" sur la situation en Syrie, "où des enfants meurent quotidiennement".Les quatre militaires sont parties civiles dans le dossier, au côté de l'association française des victimes du terrorisme (AFVT).Le procès est prévu pour durer jusqu'à jeudi.