Les 4 Français arrêtés en Libye bientot expulsés, indiquent les rebelles

20 mai 2011 à 15h35 par La rédaction

BENGHAZI (AFP)

Les quatre Français détenus par les rebelles depuis le 11 mai à Benghazi, dans l'est de la Libye, après une arrestation qui s'est soldée par la mort du patron français d'une société de sécurité privée, vont être "très bientôt" expulsés du pays, a indiqué vendredi la rébellion.

"L'enquête suit son cours et ils n'ont pas encore été expulsés.Mais ils vont être très bientôt expulsés", a déclaré à l'AFP Jalal Al-Gallal, un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), l'instance dirigeante de la rébellion libyenne.

Les Français doivent être remis aux autorités consulaires françaises en Egypte, selon le CNT.

La rébellion a accusé les cinq hommes, membres et patron de la société Secopex, d'avoir menacé la sécurité de la Libye. Selon plusieurs sources européennes et libyennes, ils étaient soupçonnés d'"espionnage au profit de (Mouammar) Kadhafi".

Le Français tué d'une balle dans le bas du dos est Pierre Marziali, un ancien militaire parachutiste, fondateur et responsable d'une société de sécurité privée employant d'anciens soldats, la Secopex, dont le siège est à Carcassonne dans le sud-ouest de la France.Son corps a été rapatrié dimanche en France.

Le représentant diplomatique de la France à Benghazi, Antoine Sivan, a rencontré samedi dernier les quatre Français. Dimanche, le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, avait affirmé que la France est toujours "un peu dans le brouillard" quant à la situation des quatre Français. "Nous souhaitons ardemment que l'enquête soit menée rapidement, qu'on puisse y voir plus clair", avait-il dit.

Selon des sources européennes et rebelles à Benghazi, les hommes, ou certains d'entre eux, avaient effectué des déplacements à Tripoli avant leur installation à Benghazi, et devaient y retourner à la fin du mois.

Le vice-président de la Secopex, Robert Dulas, a rejeté les accusations d'espionnage, assurant que les autorités françaises et les rebelles étaient au courant des activités de la Secopex en Libye.