Les affrontements à Bria dans l'est de la Centrafrique ont fait au moins 2 morts, selon MSF

Par AFP

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Les affrontements intercommunautaires qui ont opposé samedi et dimanche des miliciens pour le contrôle de ville de Bria, dans l'est de la Centrafrique, ont fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés, selon l'ONG Médecins sans frontière.

"Le service des urgences de l'hôpital de Bria (..) a reçu une vingtaine de blessés depuis samedi. Deux sont malheureusement décédés peu de temps après leur hospitalisation", a déploré l'organisation sur Twitter.Les autorités n'ont pas encore communiqué de bilan après ces affrontements.Il pourrait être bien plus lourd que celui transmis par MSF, qui ne prend en compte que les blessés transportés à l'hôpital, alors que plusieurs témoins ont affirmé samedi à l'AFP avoir vu de nombreux cadavres dans les rues.Divers groupes armés et milices d'autodéfense se disputent le contrôle de Bria, cité riche en diamants, depuis que la Séléka, une coalition de groupes rebelles, a pris le contrôle de cette partie du pays en 2012."C'est un conflit entre groupes ethniques", avait déclaré dimanche le porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique, Vladimir Monteiro. "Cela fait suite à des affrontements au sein du FPRC", avait-il ajouté. Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l'un des principaux groupes issus de l'ex-Séléka qui contrôlait la ville, s'est scindé ces derniers mois, selon plusieurs sources présentes sur place.Les membres de l'ethnie rounga, dont est issu le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissène, et plusieurs de ses officiers, font désormais face à une alliance de deux autres ethnies présentes à Bria, les Goula et les Kara, parfois membres du FPRC."L'alliance des Goula et des Kara a conquis presque toute la ville. Il y a des cadavres partout dans les rues. Le centre-ville est vide. Tous les Rounga ont fui", avait déclaré une source humanitaire contactée par l'AFP.Depuis juillet, des affrontements opposent le FPRC et son ancien allié, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), affilié à l'ethnie kara.La ville de Birao, dans l'extrême-nord du pays, a été ravagée par ce conflit pour le contrôle de l'axe routier vers le Soudan. Ces affrontements se sont depuis étendus à la préfecture voisine de Bria.Le porte-parole du FPRC, Aboubacar Sidiq, conteste toute scission au sein de son mouvement: "C'est une querelle, nous sommes en train d'en chercher les vraies causes" a-t-il indiqué.Depuis 2013, la Centrafrique est déchirée par une guerre civile qui a forcé plus du quart de ses 4,7 millions d'habitants à fuir leur domicile. Si les violences ont diminué depuis la signature d'un accord de paix en février 2019, deux tiers du territoire échappent toujours au pouvoir central.