Les journalistes suèdois libérés d'Ethiopie se reposent dans un endroit secret

Par La rédaction

STOCKHOLM (AFP) - (AFP)

 Deux journalistes suèdois libérés après quatorze mois de prison en Ethiopie se reposent dans un endroit tenu secret avant de rencontrer leur famille et les médias, ont déclaré mardi des proches.

Kjell Persson, le père de Johan Persson, a dit à l'agence suèdoise TT que son fils et l'autre journaliste, Martin Schibbye, avaient quitté Addis Abeba dans la nuit et prenaient du repos avant de regagner leur pays.

Il a ajouté avoir été en contact avec son fils mardi matin mais a refusé de dire où celui-ci se trouvait.

"Ils vont se reposer quelques jours pour commencer, ensuite il y aura une conférence de presse à (l'aéroport de Stockholm) d'Arlanda et nous y serons aussi", a-t-il dit, laissant entendre que les deux journalistes n'avaient pas encore regagné la Suède.

Selon une porte-parole des deux hommes, ils ont besoin de récupérer après leur détention.

"Après quatorze mois dans une prison où il n'y a jamais de paix, d'obscurité ou de tranquillité, Johan et Martin ont demandé de souffler un peu.Ils veulent pouvoir manger, dormir, lire des informations sur la Suède et voir un médecin avant de rentrer chez eux et de rencontrer la presse et tous ceux qui les attendent", a déclaré Kjell Persson dans un communiqué.

"Ils se sont montrés forts pendant tout ce temps mais nous devons être prêts à une réaction une fois que la tension s'est relachée", a-t-elle dit à l'agence TT.

Martin Schibbye et Johan Persson ont recouvré la liberté lundi à la faveur d'une grace pour le nouvel an éthiopien.Ils ont quitté le pays dans la nuit de lundi à mardi.

"Sortir et être libre a été un choc presque plus grand que d'être mis en prison", mais "nous allons bien", a déclaré Martin Schibbye par téléphone à TT.

Les deux journalistes indépendants avaient été appréhendés en juillet 2011 dans l'Ogaden aux côtés de rebelles du Front de libération national de l'Ogaden, après avoir pénétré illégalement dans cette région du sud-est de l'Ethiopie depuis la Somalie.

Ils avaient été condamnés à 11 ans de prison pour "soutien au terrorisme".