Les �?tats-Unis évalue l'opération visant le chef jihadiste Belmokhtar

15 juin 2015 à 16h38 par La rédaction

Le Bourget (France) (AFP)

Les �?tats-Unis sont toujours en train d'évaluer les résultats de l'opération visant le chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar après un raid américain sur l'est de la Libye dimanche, a indiqué lundi Deborah Lee James, secrétaire à la Force aérienne des �?tats-Unis.

"Je peux confirmer qu'en effet, la cible de cette opération était Mokhtar Belmokhtar", a-t-elle déclaré à quelques journalistes à l'occasion d'une visite au salon de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, près de Paris.

"L'impact de ce raid est toujours en train d'être évalué", a-t-elle ajouté.

La Libye a annoncé la mort de Mokhtar Belmokhtar, cerveau de la prise d'otages meurtrière d'In Amenas en Algérie en 2013, dans laquelle notamment trois Américains ont trouvé la mort. 

Le Pentagone a indiqué que Mokhtar Belmokhtar avait bien été la cible d'une frappe américaine, mais sans donner de détails sur son sort."Nous continuons à évaluer les résultats de l'opération et fournirons plus de précisions de manière appropriée", a déclaré dimanche soir le colonel Steve Warren, un porte-parole de la Défense américaine.

Selon Mme James, "ce raid a été mené tôt dimanche matin par un avion de combat américain, un F-15E".

"Nous avons observé, attendu et frappé lorsque nous étions prêts et des armes de précision ont été employées" en prenant soin d'éviter les dommage colatéraux et les victimes innocentes, a-t-elle ajouté.

Interrogée sur les menaces que les �?tats-Unis perçoivent actuellement, elle a estimé que "la plus importante est ce qui se passe avec la Russie, les activités de la Russie".Elle a également cité le terrorisme et les cyberattaques.

"J'insiste en permanence sur l'importance de ne pas baisser la garde (...) de maintenir certaines dépenses de défense aux niveaux que nous avons tous accepté", soit 2% des budgets nationaux, a-t-elle déclaré.

Interrogée sur les réductions des budgets de défense au Royaume-Uni, elle a estimé que "c'est une source de préoccupation"."Nous sommes en France, les Français sont d'excellents partenaires.Le Royaume-Uni a toujours été un partenaire formidable (...) mais bien sûr, ces réductions budgétaires sont une préoccupation", a-t-elle dit.