Libération au Soudan d'un Chinois enlevé au Tchad

17 septembre 2010 à 7h50 par La rédaction

KHARTOUM (AFP)

 Un ingénieur chinois enlevé au Tchad il y a une semaine a été libéré dans la région soudanaise du Darfour (ouest), a indiqué vendredi un porte-parole des ex-rebelles.

"Nos troupes ont libéré un ingénieur chinois des mains de ses ravisseurs", a déclaré Zonan Soulimane, porte-parole de l'ex-faction rebelle Armée de libération du Soudan, dirigée par Minni Minnawi.

Le Chinois, employé par une société de travaux publics au Tchad, a été enlevé la semaine dernière à Am-Djarass, dans l'Ennedi (est tchadien), à moins de 10 km de la frontière soudanaise.

La faction de Minni Minnawi est la seule au sein de la rébellion du Darfour à avoir signé un accord de paix avec le gouvernement de Khartoum.Minni Minnawi est aujourd'hui conseiller du président soudanais Omar el-Béchir.

Mardi soir, un haut responsable tchadien avait expliqué à l'AFP que le Chinois se trouvait à Am-Djarass "pour installer l'adduction d'eau de la ville".Il travaillait pour l'entreprise chinoise CGCOC-Tchad, filiale locale d'un groupe chinois ayant de nombreuses implantations en Afrique et en Asie.

On ignorait vendredi à la mi-journée si la force avait été utilisée pour libérer l'otage chinois ainsi que le lieu où il se trouvait après sa libération.

Une force commune a été créée par le Tchad et le Soudan pour retrouver l'ingénieur chinois au Darfour, une région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile depuis 2003.

Originaire de la région de l'Ennedi, le président tchadien, Idriss Deby Itno, a ordonné des poursuites contre "les auteurs de cet enlèvement et la saisie des biens et du bétail de la famille des ravisseurs", avait indiqué la radio tchadienne.

Le Soudan et le Tchad ont amorcé en janvier un réchauffement de leurs relations après cinq ans de guerre par rébellions interposées.

Le Darfour est en proie à une vague d'enlèvements d'étrangers depuis l'émission, en mars 2009, d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président Béchir pour crimes de guerre et contre l'humanité dans cette région.

Depuis, plus d'une vingtaine d'étrangers ont été enlevés.D'autres rapts sont survenus au Tchad ou en Centrafrique, dans des zones limitrophes du Darfour.Ils ont tous été libérés.