Libye: 15 morts dont 3 enfants dans un raid de l'Otan

Par La rédaction

SORMAN (Libye) (AFP) - (AFP)

Le régime libyen a affirmé que 15 personnes, dont trois enfants, étaient mortes lundi dans un nouveau raid de l'Otan qui a visé une résidence d'un vieux compagnon de route du leader Mouammar Kadhafi à Sorman, à 70 km à l'ouest de Tripoli.

Un journaliste de l'AFP, emmené sur place avec d'autres correspondants de la presse internationale, a constaté que plusieurs bâtiments avaient été détruits.

Selon un responsable du régime, la résidence a été "touchée par huit missiles" par un raid aérien mené vers 04H00 du matin (02H00 GMT).

Le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, présent sur les lieux, a affirmé que le raid avait "fait 15 morts dont trois enfants", dénonçant "un acte terroriste et lâche, qui ne peut être justifié".

Les journalistes présents sur place n'ont pas vu de corps, seulement une tête décapitée qui a été retirée des décombres.

La résidence appartient à Khouildi Hemidi, qui faisait partie du conseil de commandement de la révolution de 1969.

Selon M. Ibrahim, la plupart de victimes appartiennent à la famille Hemidi et deux de ses petits-enfants figurent parmi les enfants tués.Parmi les morts se trouvent également des membres de deux familles habitant à côté de la résidence.

Khouildi Hemidi s'en est sorti sain et sauf: il se trouvait au moment du raid dans un bâtiment qui n'a été que partiellement endommagé.

Sa résidence, immense, s'étend sur plusieurs hectares, avec une ferme et des animaux (gazelles, paons, autruches...) dont certains ont été blessés ou tués.

En milieu de journée, les secours s'activaient à chercher d'éventuelles autres victimes sous les décombres.

A 10H30 GMT, l'Otan n'avait pas réagi aux accusations du régime.

Dimanche, elle a reconnu avoir tué par erreur des civils lors d'une frappe nocturne à Tripoli, dans laquelle neuf personnes dont cinq membres d'une même famille ont péri selon le régime qui a accusé l'Alliance atlantique de commettre des "barbaries".

Et samedi, elle avait déjà dû admettre avoir accidentellement frappé une colonne de véhicules rebelles dans la région de Brega (est) le 16 juin.D'autres incidents du même type étaient déjà survenus dans le passé.