Libye: possibles négociations sans Kadhafi, selon le Premier ministre al-Mahmoudi

Par La rédaction

PARIS (AFP) - (AFP)

Le Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, a laissé entendre que d'éventuelles négociations entre le pouvoir et les rebelles, ainsi qu'avec les pays de l'Otan impliqués, pourraient se tenir sans que Mouammar Kadhafi y participe, a rapporté mardi le quotidien Le Figaro.

"Le Guide n'interviendra pas dans ces discussions.Tout doit être libre", a déclaré le Premier ministre libyen lors d'une interview accordée au journal parisien.

"Nous sommes prêts à négocier sans conditions", a réaffirmé le responsable libyen, avant de déclarer, à propos de la participation ou non de l'homme fort du pays, Mouammar Kadhafi: "Ce n'est pas à moi de dire dans quelle pièce ni avec quels meubles le Guide doit se trouver".

La veille, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, avait laissé entendre que M. Kadhafi pourrait rester à Tripoli, après une cessation des hostilités et un début de dialogue.

"On s'arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux et que les militaires de tous bords rentrent dans leur caserne", avait déclaré M. Longuet.Et si le colonel Kadhafi n'est pas parti ? "Il sera dans une autre pièce de son palais avec un autre titre", avait répondu M. Longuet.

Pour Baghadi al-Mahmoudi, "le dialogue doit avoir lieu avec toutes les parties, en vue de mettre en place un nouveau système politique.Le Guide n'interviendra pas dans ces discussions.Tout doit être libre", a-t-il dit.

Le responsable a toutefois mis comme préalable la cessation des frappes aériennes de l'Otan: "On ne peut pas parler sous les bombes", a-t-il déclaré.

"Nous voulons simplement que les bombardements cessent et que l'on puisse discuter dans un climat serein", a souligné Baghadi al-Mahmoudi.

"Kadhafi est prêt à respecter la décision du peuple libyen", a encore assuré le responsable libyen.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a rappelé lundi que "toute solution politique passe par le retrait de Kadhafi du pouvoir et son renoncement à tout rôle politique".