Londres va rouvrir son ambassade à Madagascar

Par La rédaction

LONDRES (AFP) - (AFP)

Le Royaume-Uni va rouvrir son ambassade à Madagascar, fermée en 2005 pour des raisons budgétaires, a annoncé mardi le chef de la diplomatie britannique William Hague.

"Je suis ravi d'annoncer la réouverture de l'ambassade du Royaume-Uni à Madagascar sept ans après sa fermeture.L'ambassadeur Timothy Smart prendra ses fonctions à Antananarivo ce mois-ci, et l'ambassade sera totalement opérationnelle en mars 2013", a annoncé M. Hague dans une déclaration écrite au parlement à Londres.

Cette ambassade permettra notamment "d'apporter un soutien plus efficace aux entreprises britanniques", a expliqué le ministre.

"Les ressources d'une ambassade nous permettront de travailler plus efficacement pour soutenir le retour à Madagascar d'un gouvernement constitutionnel pleinement reconnu après des élections libres, comme prévu dans la feuille de route de la Communauté de développement d'Afrique australe" (SADC), a-t-il aussi estimé.

Madagascar, île de l'océan Indien, traverse une grave crise politique depuis le renversement du président Marc Ravalomanana en mars 2009 par Andry Rajoelina, alors maire d'Antananarivo.Annoncées à plusieurs reprises par le régime de transition, des élections ont finalement été fixées en mai et juillet 2013 pour la présidentielle et les législatives.

La réouverture de l'ambassade britannique "entre dans le cadre de l'expansion du réseau diplomatique du Royaume-Uni dans des régions clés du monde", a poursuivi M. Hague.

"D'ici 2015, le gouvernement britannique aura ouvert jusqu'à 11 nouvelles ambassades et huit nouveaux consulats, et envoyé 300 personnes supplémentaires dans 22 pays aux économies émergentes", a-t-il détaillé, réaffirmant qu'il n'y aurait "pas de rétrécissement de l'influence diplomatique" du Royaume-Uni.

La semaine dernière, Londres avait annoncé la fermeture de son consulat à Bassora, seconde ville d'Irak et principal centre économique du pays, dans le cadre des mesures d'austérité décrétées par Londres.Cette décision avait été critiquée dans les rangs du parti conservateur du Premier ministre David Cameron et dans les milieux d'affaires britanniques.