Macron félicite le président algérien pour l'amnistie des détenus d'opinion

21 février 2021 à 13h39 par AFP

AFRICA RADIO

Le président français Emmanuel Macron a salué l'amnistie des détenus d'opinion décidée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune à l'occasion du 2e anniversaire du soulèvement populaire du Hirak, lors d'un entretien téléphonique entre les deux hommes samedi, a indiqué l'Elysée dimanche.

"Le Président de la République lui a fait part de son soutien à la mise en oeuvre des réformes en cours", indique cette source par communiqué.Le président algérien a promis vendredi un remaniement ministériel dans les "48 heures", la dissolution de l'Assemblée nationale et l'organisation de législatives anticipées d'ici la fin de l'année.Il a par ailleurs décidé de gracier "entre 55 et 60" détenus du Hirak, le soulèvement populaire de 2019 qui avait abouti au départ de l'ex-homme fort Abdelaziz Bouteflika après quatre mandats présidentiels.Emmanuel Macron "a salué l'amnistie décidée par le Président Abdelmadjid Tebboune, à la veille du deuxième anniversaire du début du Hirak", rapporte la présidence française."Les deux chefs d'Etat sont convenus de renforcer les échanges et la coopération entre la France et l'Algérie", poursuit-elle."Ils ont, en outre, échangé sur les suites à donner au rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie que Benjamin Stora a remis au Président de la République, le 20 janvier dernier", écrit l'Elysée.L'historien français Benjamin Stora, spécialiste reconnu de l'histoire contemporaine de l'Algérie, avait été chargé en juillet dernier par le président Emmanuel Macron de "dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie".Le rapport Stora a reçu un accueil mitigé à Alger, le porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, estimant qu'il est "non objectif" et "en deçà des attentes" de l'Algérie.Emmanuel Macron a souligné sa "qualité" et sa "pertinence" et "réitéré à son interlocuteur sa volonté de continuer le travail de mémoire, de reconnaissance de la vérité et de réconciliation", indique l'Elysée.A l'approche du 60e anniversaire de l'indépendance algérienne en 2022, l'histoire et la mémoire sur la guerre d'Algérie (1954-1962), continuent de déchirer les deux pays.