Madagascar attend des explications après l'échec du sommet des Seychelles

9 août 2012 à 11h27 par La rédaction


ANTANANARIVO (AFP) - (AFP)

Ni le camp du président de la Transition malgache Andry Rajoelina, ni celui de l'ex-président Marc Ravalomanana ne souhaitaient s'exprimer jeudi, au lendemain de l'échec du sommet qui devait permettre aux deux hommes d'aplanir leurs différends.

"Laissons le principal concerné (Andry Rajoelina) commenter directement ce soir, il parlera à la presse à l'aéroport", a déclaré le ministre de la Communication Harry Laurent Rahajason, joint au téléphone par l'AFP.

M. Rajoelina devait rentrer à Antananarivo à 16H00 (13H00 GMT), a-t-il précisé.

"Nous ne savons pas encore si les discussions sont réellement finies et nous n'avons pas encore eu de retour officiel", a indiqué jeudi un proche de la mouvance Ravalomanana.

Andry Rajoelina s'est entretenu seul à seul pendant une trentaine de minutes mercredi soir à Mahé, aux Seychelles, avec l'ex-président Marc Ravalomanana --qu'il a renversé en 2009--, avant d'annoncer l'absence d'accord, sans donner plus de précisions.

"La réunion s'est tenue dans un environnement paisible et serein.Les discussions ont été cordiales et les participants ont montré (...) une bonne détermination pour l'application totale de la Feuille de route.Toutes les parties ont été satisfaites du progrès qui a été fait dans la recherche d'une solution politique durable", a pourtant commenté la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui joue les médiateurs.

 "Pendant la réunion, une convergence est apparue", a encore noté l'organisation régionale dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP, tout en restant très vague sur le contenu des discussions.

MM.Ravalomanana et Rajoelina cherchent à lever les obstacles à l'organisation d'élections, en particulier d'une présidentielle prévue en 2013.

Le principal point de désaccord semble toujours concerner la volonté de M. Ravalomanana de rentrer libre au pays et de se présenter aux élections.

Selon des sources diplomatiques concordantes, une délégation de la troïka (organe de défense et de sécurité) de la SADC emmenée par le vice-ministre des Affaires étrangères sud-africain Marius Fransman, doit se rendre à Madagascar à partir de vendredi, pour consulter les autres partis politiques malgaches.