Madagascar: clôture d'une "conférence nationale" sur la crise

Par La rédaction

ANTANANARIVO (AFP)

Une "conférence nationale" organisée depuis lundi à Antananarivo s'est terminée samedi avec l'adoption de plusieurs résolutions visant à résoudre la crise politique en cours à Madagascar depuis plus d'un an et demi, a constaté l'AFP.

Quelque 2.000 représentants de partis politiques et de la société civile ont voté à main levée pour valider les propositions débattues par 4.700 participants depuis une semaine, sur les onze thèmes retenus.

Les participants ont ainsi estimé que l'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, devrait être maintenu à la tête du régime mais qu'il devait nommer un Premier ministre de consensus qui ne soit pas issu des Hauts Plateaux comme lui.

Le chef de la médiation internationale dans la crise malgache, Joaquim Chissano s'est officiellement dissocié de l'événement, le jugeant insuffisamment impartial et consensuel.

Une partie de l'opposition a boycotté les débats, notamment les trois mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, impliquées depuis le début dans les négociations.

Les conférenciers ont aussi demandé que tous les maires et chefs de régions soient démis de leurs fonctions pour être remplacés par des autorités provisoires dont le mode de nomination n'a pas été spécifié.

Les résolutions n'ont pas évoqué le calendrier électoral, mais lors de la cérémonie de clôture, les organisateurs ont rappelé les dates convenues dans un précédent accord politique prévoyant notamment une présidentielle en mai 2011 et un référendum constitutionnel dès novembre.

Madagascar est plongée dans une grave crise politique depuis fin 2008 et l'éviction de M. Ravalomanana le 17 mars 2009, au profit de M. Rajoelina, ex-maire d'Antananarivo qui dirige depuis le pays mais sans la reconnaissance de la communauté internationale.

"Nous invitons la communauté internationale à prendre acte de ces résolutions", selon la déclaration solennelle diffusée à l'issue de cette "conférence nationale".