Madagascar: le président déchu Ravalomanana salue le retour de Ratsiraka

24 novembre 2011 à 15h40 par La rédaction

JOHANNESBURG (AFP) - (AFP)

 L'ancien président malgache Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, a salué jeudi le retour au pays de son prédécesseur, Didier Ratsiraka, qu'il voit comme "une preuve que Madagascar est irrévocablement sur la voie du changement".

M. Ravalomanana a indiqué dans un communiqué s'être entretenu avec son prédécesseur, qu'il avait chassé du pouvoir en 2002.

"Il est un fils de Madagascar et il mérite d'être à la maison, afin d'apporter sa contribution pour ramener notre pays vers la paix et la démocratie qu'il mérite tant", a-t-il déclaré.

Saluant les efforts de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), dont la "feuille de route" vise à sortir le pays d'une très grave crise institutionnelle qui a débuté en 2009, M. Ravalomanana voit "un signe que la feuille de route est mise en oeuvre et qu'un processus qui ne pourra pas être arrêté mènera à la tenue d'élections libres, supervisées par la communauté internationale, dans l'année".

Didier Ratsiraka, 75 ans, est arrivé jeudi à Madagascar après neuf ans d'exil en France, un retour hautement symbolique qui coïncide avec la formation d'un gouvernement d'union nationale

Madagascar est engluée dans une crise politique et économique grave depuis le renversement de Marc Ravalomanana en mars 2009 par le maire de la capitale, Andry Rajoelina, avec le soutien de l'armée.

Des partisans de M. Ravalomanana ont rejoint le gouvernement d'union nationale formé lundi, malgré des réserves sur sa composition.

"Bien sûr, le prochain événement majeur à Madagascar sera mon propre retour, dans les mêmes conditions que celles qui ont permis au président Ratsiraka de rentrer.J'annoncerai la date de mon retour en temps voulu", a indiqué Marc Ravalomanana jeudi.

Le président déchu a été autorisé à rentrer au pays par la feuille de route, signée le 17 septembre.Il risquait l'arrestation à son retour, ayant été condamné à la perpétuité pour une fusillade de la garde présidentielle qui avait laissé 36 manifestants sur le pavé en 2009.