Mali: 2 soldats maliens tués, une attaque contre la Minusma repoussée

Par AFP

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Deux soldats maliens ont été tués vendredi lors d'une attaque attribuée aux jihadistes dans le centre du Mali, alors que dans le même temps des Casques bleus tchadiens de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) repoussaient un assaut dans le nord, ont indiqué des sources sécuritaires et locales.

A Diafarabé, localité située sur le fleuve Niger à 350 km au nord-est de Bamako, "une attaque terroriste contre notre position a fait deux morts dans nos rangs et six blessés, mais cinq terroristes ont été tués", a déclaré à l'AFP un officier malien. "Nous contrôlons la situation", a ajouté cet officier ayant requis l'anonymat.Un élu de la région de Mopti, principale ville du centre, a confirmé l'attaque, survenue vers 06H00 (GMT et locales). "Deux militaires maliens ont été tués", de même que des assaillants, a-t-il dit. Un jeune homme de la localité, Youssouf Aya, explique avoir vu "passer un cortège de moto avec des hommes armés" en direction du poste militaire, puis avoir "entendu des coups de feu". Il dit avoir vu les corps de deux militaires et plusieurs soldats blessés. Selon lui, les assaillants ont "occupé un moment" le poste militaire avant de repartir le long du fleuve en direction du sud-ouest.Au même moment, au 850 km plus au nord-est, les Casques bleus tchadiens stationnés à Aguelhok ont "repoussé une attaque terroriste", a indiqué à l'AFP une source militaire internationale. Les assaillants "ont été pourchassés, la situation est sous contrôle", a-t-elle ajouté."Dans le camp, il a eu au moins deux véhicules touchés ou calcinés, mais l'attaque a été repoussée. Nous avons vu les soldats tchadiens sortir pour poursuivre les jihadistes", a précisé à l'AFP un élu de cette localité située à 200 km de la frontière algérienne.Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire et une poussée jihadiste qui se sont propagées du nord au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins. Les violences, jihadistes, intercommunautaires ou autres ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l'intervention de forces onusiennes, africaines et françaises.